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Washington assure que la proposition russe était évoquée depuis des mois‎

10/09/2013 08:41 EDT | Actualisé 10/11/2013 05:12 EST
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WASHINGTON, DC - SEPTEMBER 10: U.S. President Barack Obama walks to the Oval Office September 10, 2013 in Washington, DC. With international efforts to avert a U.S. strike on Syria in progress, Obama will address the nation on the topic this evening. (Photo by Win McNamee/Getty Images)

L'administration américaine a assuré mardi qu'elle n'avait pas été entraînée accidentellement sur une voie qui lui permettra peut-être de ne pas frapper la Syrie, affirmant étudier depuis des mois la proposition de placer ses armes chimiques sous contrôle international.

Les responsables américains avaient semblé pris de court lundi matin, quand le secrétaire d'Etat John Kerry avait évoqué lors d'une conférence de presse à Londres l'idée que des frappes pourraient être évitées en Syrie si le régime plaçait son arsenal chimique sous contrôle international -avant que son porte-parole ne qualifie cette proposition de purement "rhétorique".

L'idée évoquée par le chef de la diplomatie américaine n'est pas passée inaperçue, suscitant de nombreux commentaires et s'attirant de nombreux soutiens, et poussant les Russes à déclarer qu'ils formuleraient une proposition allant en ce sens avec le soutien des Syriens.

Les commentateurs se demandent depuis s'il s'agissait d'une gaffe de John Kerry ou d'une manoeuvre délibérée de l'administration Obama pour éviter un vote potentiellement difficile au Congrès --pour obtenir l'autorisation de frapper la Syrie.

"Notre objectif depuis le début est de sécuriser le stock d'armes chimiques en Syrie", a insisté auprès de l'AFP un haut responsable de l'administration. "L'annonce faite par les Russes est le résultat de mois de réunions et de conversations entre les présidents Obama et Poutine, entre le secrétauire d'Etat Kerry et son homologue (Sergueï) Lavrov, sur le rôle que pourrait jouer la Russie pour sécuriser ces armes chimiques", a-t-il ajouté.

L'idée, toujours selon ce responsable, a été évoquée pour la première fois il y a un an, lors d'un sommet du G20 à Los Cabos, au Mexique, par Barack Obama et Vladimir Poutine, et a ensuite été étudiée à plusieurs reprises ensuite, "même si un accord n'avait jamais pu être trouvé".

Lors du dernier sommet du G20, tenu à Saint-Pétersbourg la semaine dernière, Poutine "a de nouveau abordé" cette idée et "Obama a estimé que ce pourrait être une voie de coopération", a-t-il poursuivi: "La balle est maintenant dans leur camp, il faut qu'ils montrent (...) qu'ils peuvent présenter une proposition sérieuse".

Pour Barack Obama comme John Kerry, c'est un pari "gagnant-gagnant", assure ce responsable: "Soit vous réussissez à mettre en oeuvre un système rapide et vérifiable, ou alors vous pouvez dire que vous avez exploré en vain une nouvelle voie diplomatique, ce qui vous apporte de la légitimité et vous permet de gagner des alliés et des élus au Congrès".

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