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Plus d'un Canadien sur quatre fournit de l'aide à un membre de sa famille

10/09/2013 10:33 EDT | Actualisé 10/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Plus d'un Canadien sur quatre (28 pour cent) a fourni de l'aide à un proche parent en 2012, ce qui signifie que le Canada compte un peu plus de 8 millions d'aidants naturels, un rôle qui peut devenir lourd de conséquences pour ceux et celles qui l'assument.

Les données rendues publiques par Statistique Canada, mardi, dressent en effet le portrait d'une activité exigeante et peu soutenue par les pouvoirs publics.

L'enquête de l'agence nationale indique que la plupart des aidants s'occupent de leurs parents. Un nombre imposant de ceux-ci, soit 2,2 millions de personnes, des femmes de 35 à 44 ans pour la plupart, sont décrites par l'agence nationale comme étant prises «en sandwich» puisqu'elles devaient s'occuper non seulement d'un parent mais aussi d'au moins un enfant.

Par contre, s'ils sont moins nombreux, les aidants naturels qui s'occupent de leur conjoint ou de leur enfant sont beaucoup plus taxés à tous points de vue, devant consacrer, respectivement 14 et 10 heures par semaine à l'aide du conjoint ou de l'enfant, comparativement à une moyenne de quatre heures pour ceux qui aident un parent.

Cette intensité a un prix: environ la moitié de ceux qui aident un conjoint ou un enfant ont rapporté au moins cinq symptômes de détresse psychologique et le tiers d'entre eux ont dû consulter un professionnel de la santé pour un problème engendré par leurs responsabilités.

Enfin, il semble clair que les aidants naturels ne peuvent pratiquement pas compter sur l'aide de l'État, quoiqu'en disent les politiciens. Un aidant naturel sur cinq a reçu une forme d'aide financière mais celle-ci venait surtout de proches. Seulement 7 pour cent ont reçu une aide de programmes gouvernementaux et pas plus de 5 pour cent ont bénéficié du crédit d'impôt fédéral qui leur est destiné.

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