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Rob Ford : le <em>Star</em> persiste et signe

09/09/2013 07:33 EDT | Actualisé 09/11/2013 05:12 EST

La direction du Toronto Star a défendu devant le Conseil de presse de l'Ontario, lundi matin, sa décision de publier en mai dernier des allégations selon lesquelles le maire Rob Ford aurait fumé du crack, sans avoir la présumée vidéo qui aurait été vue par deux de ses journalistes.

L'organisme qui supervise le travail des médias en Ontario se penche sur ces allégations, à la suite de plaintes de lecteurs.

Le rédacteur en chef du Star, Michael Cooke, a assuré lundi que le quotidien avait vérifié les allégations avant publication.

M. Cooke a aussi précisé que le journal avait donné « au moins 14 chances » à M. Ford de réagir aux allégations avant leur publication, mais en vain. Toutefois, le quotidien a tenté de contacter le maire seulement après que le site américain Gawker eut parlé de la présumée vidéo sur Internet.

Le journaliste d'enquête du Star Kevin Donovan a soutenu, néanmoins, que le quotidien entendait parler depuis un an de la consommation de drogue présumée du maire Ford. Selon lui, cette histoire était et demeure dans l'intérêt public.

Le rédacteur en chef du Star a aussi affirmé que le maire n'avait jamais véritablement commenter la situation, choisissant plutôt « d'éviter » les questions à ce sujet au cours des derniers mois.

Le Conseil de presse analysera aussi en après-midi la véracité de plaintes contre le Globe and Mail, en lien avec un autre article paru en mai dernier qui racontait que le frère du maire et conseiller municipal Doug Ford aurait vendu de la marijuana dans les années 80.

Pour l'instant, ni le maire Ford ni son frère, le conseiller municipal Doug Ford, sont présents à l'audience.

Les deux élus ont nié ces allégations de consommation et de trafic de drogue. Ils ont accusé dans le passé les médias, et en particulier le Toronto Star, de s'en prendre injustement à eux. Mais les deux frères n'ont pas porté plainte auprès du Conseil de presse.

Enquête responsable?

Au total, une quarantaine de plaintes du public ont été déposées au sujet des deux articles du Star et du Globe, soit le tiers du nombre de plaintes reçues habituellement chaque année.

L'audience du Conseil de presse vise à déterminer si les journalistes impliqués se sont montrés responsables et s'ils ont fait preuve d'éthique dans leur enquête.

La décision de l'organisme sera connue vers la fin septembre.

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