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Attaque chimique en Syrie: Washington gagne des appuis supplémentaires

09/09/2013 02:36 EDT | Actualisé 09/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - La Maison-Blanche affirme que 14 pays supplémentaires ont cosigné une déclaration blâmant le gouvernement du président syrien Bachar el-Assad pour l'attaque à l'arme chimique du mois d'août et réclamant une forte réponse internationale.

Cela signifie que la liste passe de 11 à 25 signataires, y compris les États-Unis. Cette déclaration a été dévoilée vendredi lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Parmi les nouveaux pays annonçant leur appui figurent l'Allemagne, le Danemark, le Maroc, le Qatar, les Émirats arabes unis, l'Estonie, la Croatie, la Hongrie, le Kosovo, le Honduras, la Roumanie, la Lettonie, l'Albanie et la Lituanie.

La déclaration ne réclame pas explicitement d'intervention militaire contre la Syrie, ce que préconise le président américain Barack Obama. Des responsables de son administration soutiennent toutefois qu'il s'agit d'un appui implicite, puisque les États-Unis discutent publiquement d'une telle action armée.

M. Obama a prévu six entrevues télévisées lundi soir sur les grandes chaînes américaines, avant de prononcer un discours à la nation sur ce dossier controversé, mardi. Alors que le Congrès reprend ses travaux lundi, un premier vote visant à autoriser une intervention militaire en Syrie pourrait survenir dès mercredi.

Une résolution au Sénat autoriserait «l'utilisation limitée et spécifique» des forces armées américaines contre la Syrie pour une période maximale de 90 jours. La mesure interdirait également de déployer des troupes américaines au sol.

Malgré l'appui public des leaders des deux principaux partis en faveur des frappes, près de la moitié des 433 membres actuels de la Chambre des représentants et un tiers des 100 sénateurs sont toujours indécis, selon un coup de sonde de l'Associated Press.

Des sondages effectués au sein de la population américaine révèlent que plusieurs sont sceptiques quant à une intervention militaire en Syrie, et ce même chez ceux étant persuadés que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre son peuple.

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