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Premier recours collectif de victimes de prêtres pédophiles au Québec

08/09/2013 04:10 EDT | Actualisé 08/11/2013 05:12 EST
Getty

C'est lundi que commencera au Palais de justice de Québec le premier recours collectif de l'histoire de la province mené au nom de présumées victimes de prêtres pédophiles.

Les agressions se seraient déroulées au séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré, en banlieue de Québec, de 1960 à 1987.

Au nom des victimes, le requérant Frank Tremblay allègue que les membres de la congrégation se sont concertés ou ont comploté pour commettre ou cacher des agressions.

Il reproche aussi à la communauté religieuse et à l'établissement scolaire d'avoir comploté pour garder les présumées agressions secrètes.

La cinquantaine de victimes qui se seraient manifestées réclament chacune 100 000 $ aux prêtres visés, au séminaire Saint-Alphonse, qui est depuis devenu le collège Saint-Alphonse, et à la congrégation du Très-Saint-Rédempteur.

Frank Tremblay demande quant à lui des dommages-intérêts de 750 000 $.

Lors de son témoignage au procès du père Raymond-Marie Lavoie, qui était professeur et surveillant de dortoir au séminaire Saint-Alphonse, M. Tremblay avait affirmé que son bourreau et ses collègues étaient des "démolisseurs d'enfants".

Le père Lavoie a plaidé coupable en juillet 2011 à 21 chefs d'accusation en lien avec des agressions sexuelles commises sur 13 pensionnaires. Il a écopé de trois ans de prison.

Au cours de son procès, il avait affirmé avoir agi de son propre chef, sans se concerter ou comploter avec d'autres collègues, contrairement aux allégations des victimes.

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