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Assad dit réfuter être derrière l'attaque chimique, selon CBS

08/09/2013 02:26 EDT | Actualisé 08/09/2013 02:26 EDT
AP
FILE -- In this Sunday, Aug. 4, 2013 file photo released by the Syrian official news agency SANA, Syrian President Bashar Assad delivers a speech at an Iftar dinner with political and religious figures in Damascus, Syria. A U.N. team that is supposed to investigate an alleged deadly chemical attack near the Syrian capital Damascus last week left their hotel Monday, as President Bashar Assad denied his troops used chemical weapons during the fighting in the rebel-held suburb. Assad told Russia's Izvestia daily, in an interview published Monday, that the accusations that his troops used chemicals were responsible were "politically motivated." (AP Photo/SANA, File)

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé à la chaîne américaine CBS qu'il réfutait être derrière l'attaque chimique du 21 août, a rapporté dimanche le journaliste de CBS qui l'a interviewé à Damas.

"Il a nié avoir quelque chose à voir dans cette attaque", a affirmé le journaliste Charlie Rose sur CBS, alors que Washington menace Damas de frappes militaires, accusant le régime syrien d'avoir perpétré cette attaque.

"La chose la plus importante qu'il ait dite, c'est +qu'il n'y a pas de preuve que j'ai utilisé des armes chimiques contre mon peuple+", a ajouté le journaliste américain.

Des extraits de l'interview avec le dirigeant syrien devaient être diffusés lundi matin par la chaîne, puis l'intégralité lundi soir sur une autre chaîne PBS.

Le président syrien a aussi dit "qu'il ne savait pas nécessairement s'il y aurait une frappe" en Syrie mais que les Syriens s'y "étaient préparés du mieux qu'ils le pouvaient", selon M. Rose.

Le dirigeant syrien a aussi "un message pour les Américains, que s'engager dans des guerres et des conflits au Proche-Orient n'avait pas été une bonne expérience" pour eux, a ajouté M. Rose.

Invité dimanche par la même chaîne CBS, le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough a réagi à ces propos, estimant que "cela (lui) semblait être un mensonge".

Interrogé sur les preuves montrant que les armes chimiques ont été utilisées par Assad, M. McDonough a répondu qu'il souhaitait que tous les élus puissent "voir ces vidéos", diffusées par CNN et sur un site du Sénat, montrant des corps frappés de convulsions ou d'enfants morts lors des attaques du 21 août.

Il a aussi jugé "important" que le Congrès, qui doit se prononcer sur ces frappes, "valide cette résolution (autorisant une intervention, ndlr) pour que nous puissions envoyer un message clair et très convaincant à quelqu'un qui visiblement ne comprend pas les conditions (posées par) la communauté internationale" en matière d'armes chimiques, a plaidé le responsable de l'exécutif américain.

Selon des écoutes de l'armée allemande révélées dimanche par le journal Bild, Bachar al-Assad n'aurait vraisemblablement pas approuvé personnellement l'attaque du 21 août.

De hauts gradés de l'armée syrienne "réclament régulièrement depuis environ quatre mois des attaques chimiques au palais présidentiel à Damas (mais) ces demandes ont été toujours refusées, et l'attaque du 21 août n'a vraisemblablement pas été approuvée personnellement par Bachar al-Assad", rapporte le Bild, s'appuyant sur des écoutes effectuées par un navire allemand près des côtes syriennes.

Le président américain Barack Obama et son administration ont intensifié leur campagne pour persuader les élus du Congrès, qui font leur rentrée lundi, d'une intervention en Syrie.

M. Obama les a exhortés à ne pas fermer les yeux après les attaques du 21 août, qui ont fait plusieurs centaines de morts.

Le président doit enregistrer lundi des interviews avec trois grands réseaux de télévision et les chaînes PBS, CNN et Fox News, puis s'adresser mardi à la nation.

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