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07/09/2013 10:46 EDT | Actualisé 07/09/2013 10:47 EDT

Syrie: les Européens pour une réponse forte aux attaques chimiques

AFP

Les ministres européens des Affaires étrangères ont appelé samedi à Vilnius à une "réponse claire et forte" aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, sans toutefois préciser la nature que pourrait prendre cette réaction.

"Face à l'utilisation cynique d'armes chimiques, la communauté internationale ne peut rester passive", déclarent les ministres dans la déclaration publiée à l'issue de leur réunion. "Une réponse claire et forte est essentielle pour souligner le fait que de tels crimes sont inacceptables et qu'il ne peut y avoir d'impunité. Nous devons éviter la création d'un atroce précédent pour l'usage répété d'armes chimiques, en Syrie ou ailleurs", ajoutent-ils.

Invité à la réunion de Vilnius, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a salué la déclaration "ferme" de l'UE, même si cette dernière n'apporte pas son soutien à l'option militaire défendue par Washington.

Lisant la déclaration finale, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a précisé que les ministres étaient tombés d'accord sur le fait que de "fortes présomptions" indiquaient que le régime syrien était responsable des attaques à l'arme chimique ayant fait des centaines de morts dans la banlieue de Damas le 21 août. Le régime est "le seul à posséder les agents d'armes chimiques et les moyens de les diffuser en quantité suffisante", selon le texte.

Au début de la réunion, plusieurs ministres avaient affirmé qu'il était important d'attendre, pour se prononcer, les résultats du rapport des inspecteurs de l'ONU sur les attaques chimiques.

Les Européens "espèrent" que ce rapport préliminaire sera publié "le plus rapidement possible". Ils saluent par ailleurs, "l'engagement du Président (français François) Hollande d'attendre ce rapport avant d'engager toute autre action".

Dans la déclaration, les Européens insistent sur "la responsabilité personnelle des auteurs" des attaques chimiques, et "le rôle de la Cour pénale internationale afin d'enquêter et de juger de tels actes". L'attaque du 21 août "a constitué une flagrante violation du droit international, un crime de guerre et un crime contre l'humanité", soulignent-ils.

Les ministres réaffirment par ailleurs que "seule une solution politique peut mettre fin à ce terrible bain de sang, à ces graves violations des droits de l'homme et à la destruction de la Syrie". "Un processus diplomatique fédérateur menant à une solution politique est désormais plus urgent que jamais. L'initiative de la conférence de paix Genève II doit progresser rapidement".

M. Kerry a quitté Vilnius en milieu d'après-midi pour se rendre à Paris. Il devait s'exprimer devant la presse en début de soirée avec homologue français, Laurent Fabius.

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