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Le régime syrien fait 16 morts alors que le débat sur l'intervention se poursuit

07/09/2013 10:19 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST

BEYROUTH - Les forces du gouvernement syrien ont pilonné samedi des positions rebelles près de Damas, tuant au moins 16 personnes selon des militants, alors que le secrétaire d'État américain, John Kerry, tentait de convaincre des leaders européens d'appuyer l'intervention militaire proposée par les États-Unis contre le régime de Bachar el-Assad.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a rapporté que les obus de mortier et les tirs d'artillerie dans la région agricole de Moldokhiya, au sud de la capitale syrienne, avaient coûté la vie à 14 rebelles samedi. L'organisme basé en Grande-Bretagne a ajouté qu'un enfant et un autre civil étaient également morts en raison des bombardements.

Le groupe a indiqué que de violents combats entre les troupes du président Assad et celles de l'opposition faisaient aussi rage près du village chrétien de Maaloula.

Ces hostilités surviennent alors que le président américain, Barack Obama, poursuit ses efforts pour convaincre le Congrès et la communauté internationale de la nécessité d'intervenir militairement en Syrie dans la foulée d'une attaque chimique qui aurait eu lieu en banlieue de Damas le mois dernier.

Selon l'administration Obama, les forces d'Assad auraient lancé des roquettes remplies de gaz sarin, un agent neurotoxique, sur des zones contrôlées par les rebelles près de la capitale syrienne juste avant l'aube le 21 août, tuant au moins 1429 personnes. D'autres observateurs ont estimé que l'assaut avait plutôt fait quelque 500 morts.

En Lituanie, M. Kerry a pour sa part rencontré des dirigeants européens ayant exprimé leur scepticisme par rapport à l'efficacité d'une frappe militaire contre le gouvernement syrien.

Dans un communiqué conjoint publié samedi, les ministres européens des Affaires étrangères ont affirmé être d'accord avec les États-Unis sur le fait que la présumée attaque chimique du 21 août semblait avoir été menée par le régime de Bachar el-Assad. Ils ont toutefois affirmé qu'il fallait attendre le rapport des inspecteurs des Nations unies avant d'intervenir.

Le rapport devrait être remis plus tard en septembre, mais certains représentants européens ont demandé à l'ONU d'accélérer le processus ou de publier un rapport préliminaire.

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