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Jeux olympiques d'été de 2020: Istanbul, Madrid et Tokyo sauront samedi

07/09/2013 06:10 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST
AP
The olympic rings are seen in the Weymouth and Portland venue at the London 2012 Summer Olympics, Thursday, Aug. 9, 2012. The men's 470 medals race was postponed Thursday due to lack of wind on the nicest day of the Olympic sailing regatta. (AP Photo/Bernat Armangue)

BUENOS AIRES, Argentine - Tokyo a été choisie aux dépens d'Istanbul à titre de ville hôtesse des Jeux olympiques d'été de 2020, samedi, à l'occasion d'un scrutin réalisé auprès des membres du CIO.

Madrid, qui présentait sa candidature pour la troisième fois, a été éliminée lors d'un tour de scrutin précédent.

La ville japonaise a bénéficié de sa réputation de fiabilité et fait fi des inquiétudes découlant de l'incident nucléaire de Fukushima.

Tokyo a défait Istanbul 60-36 lors du tour de scrutin final effectué auprès des membres du Comité international olympique. Madrid a été éliminée plus tôt après avoir terminé à égalité au deuxième rang avec Istanbul.

Tokyo, qui a organisé les Jeux de 1964, s'est targuée d'être un choix sûr et fiable à un moment où règne l'incertitude dans le monde sur les plans politique et économique.

«On peut faire confiance à Tokyo qu'elle ait les mains sûres et bien plus, a déclaré le chef de la candidature japonaise et membre du CIO Tsunekazu Takeda pendant la présentation finale. Notre plaidoyer aujourd'hui est simple. Votez pour Tokyo et nous vous garantissons que la marchandise vous sera livrée. Tokyo est la bonne partenaire au bon moment.»

Tokyo s'est retrouvée sur la défensive dans les derniers jours de la campagne en raison des inquiétudes grandissantes concernant la fuite d'eau radioactive survenue à la centrale nucléaire de Fukushina, qui a été endommagée par un tsunami.

Lors de la présentation finale avant le vote, le premier ministre japonais Shinzo Abe a donné au CIO les assurances que la fuite n'était pas une menace pour Tokyo et il s'est engagé personnellement à assurer la sécurité des JO.

«Laissez-moi vous assurer que la situation est sous contrôle, a dit Abe. Elle n'a jamais fait de dommages, ni n'en fera jamais à Tokyo.»

La délégation turque a réitéré de son côté l'attrait de tenir des Jeux dans un pays qui lie l'Europe à l'Asie.

Alors qu'une guerre civile fait rage en Syrie, pays voisin de la Turquie, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que l'organisation des JO dans son pays «enverra un message très fort et très significatif, non seulement au monde, mais à notre région.»

«À ce moment critique, nous aimerions envoyer un message fort de paix au monde entier d'Istanbul», a noté M. Erdogan.

Le groupe madrilène, composé notamment du premier ministre espagnol Mariano Rajoy, a continué de mettre de l'avant l'aspect raisonnable de son budget, en soulignant notamment que 80 pour cent de ses installations étaient déjà prêtes.

«Madrid a peut-être la fondation financière la plus raisonnable et responsable dans l'histoire récente des Jeux olympiques, a affirmé M. Rajoy. Nous pouvons organiser les Jeux de 2020 sans risque pour le mouvement olympique.»

Le premier vote de la journée avait mis Tokyo en avant, sans obtenir une majorité absolue, tandis que Madrid et Istanbul se sont retrouvées au deuxième rang avec un nombre égal de votes. Un nouveau tour de scrutin a permis à Istanbul d'être retenue comme finaliste aux côtés de Tokyo, aux dépens de Madrid, grâce à un appui de 49 des 94 membres du CIO qui ont enregistré leur vote au moyen d'un scrutin électronique secret à ce moment-là.

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