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Istanbul, Tokyo et Madrid en mode attente

07/09/2013 12:02 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST

Les amateurs des Jeux olympiques à Istanbul, à Tokyo et à Madrid ne fermeront pas l'œil de la nuit.  

Les représentants des trois villes candidates pour l'obtention de la messe sportive de 2020 font les cent tours en attendant de savoir sur qui misera le Comité international olympique (CIO).

Le CIO rendra sa décision vers 17 h (16 h HAE) à Buenos Aires, en Argentine alors qu'il sera 5 h dans la capitale japonaise.

En avant-midi, les représentants des villes candidates y sont allés d'un dernier effort pour impressionner les dirigeants du CIO.

L'importance politique des Olympiques s'est fait sentir. Les trois premiers ministres (le Turc Recep Tayyep Erdogan, l'Espagnol Mariano Rajoy et le Japonais Shinzo Abe) ont fait le voyage.

Le Comité turc a vanté la diversité de sa ville assise sur deux continents.

« Embrasser Istanbul, c'est embrasser l'union du monde, a-t-il dit. Votez pour écrire un nouveau chapitre de l'histoire olympique. »

« Ce serait un message fort envoyé au reste du monde, mais aussi à nos voisins qui ont besoin de paix. Nous voulons unir les deux continents à Istanbul comme les cinq anneaux olympiques », a déclaré le premier ministre Erdogan en rappelant qu'Istanbul a les moyens pour organiser les Jeux.

 Après quatre échecs, la métropole rêve de devenir la première ville hôtesse à majorité musulmane à accueillir les Jeux olympiques.

La cité turque a reçu le soutien de l'Ivoirien Didier Drogba, joueur vedette de soccer, qui porte le maillot du club stambouliote de Galatasaray.

Les Japonais sur la scène

Le Comité de Tokyo a mis le progrès sous les projecteurs. « La croissance et la technologie sont bénéfiques pour le sport », ont largué les représentants de la ville.

Le Comité a vanté sa population comme un très grand marché pour la vente des billets et les réseaux de télévision en plus de vendre des Jeux qui se dérouleraient en plein centre-ville.

Avant la dernière présentation, les représentants de la capitale japonaise ont eu l'aide de Naomi Hirose, gérant de la centrale nucléaire de Fukushima, située à 220 km au nord-est de la capitale. Une fuite de 300 tonnes d'eau radioactive déversée dans l'océan Pacifique chaque jour a soulevé plusieurs questions.

« Au vu des mesures que nous avons effectuées à trois kilomètres au large, il n'y a pas d'impact sur l'eau dans l'océan », a affirmé Hirose en anglais. Il a ajouté que l'impact serait limité à la zone du port de la centrale.

Lors de la période de questions des membres du CIO, le premier ministre Shinzo Abe a maintenu que la centrale était « maîtrisée » et qu'elle n'allait « jamais affecter Tokyo ».

Le pays du soleil levant a accueilli les Jeux de Nagano (1998) et de Sapporo (1972).

Réduire le gigantisme

Madrid a fait rimer Jeux et austérité. La ville, qui est candidate pour la troisième fois, est au cœur d'une crise économique qui a fait grimper le taux de chômage (plus de 26% en juin).

Si Tokyo et Istanbul ont à investir dans des infrastructures, le Comité madrilène ne s'est pas caché pour dire que près de 80 % des sites sont déjà sur pieds. Il resterait 1,5 milliard d'euros (2 milliards de dollars) à investir.

Après les 50 milliards que la Russie prévoit investir pour les Jeux de Sotchi en 2014, les membres du CIO pourraient envoyer un message en optant pour une candidature à plus petit budget.

Le joueur vedette du FC Barcelone Lionel Messi a donné son appui à la capitale ibérique.

 

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