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Australie: le gouvernement sortant du premier ministre Kevin Rudd battu

07/09/2013 08:58 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST

CANBERRA, Australie - Le leader gaffeur et «inélisible» australien Tony Abbott, a confondu les critiques, samedi, en devenant le plus récent premier ministre du pays, menant l'opposition à une victoire claire et mettant fin à six ans de règne du Parti travailliste.

M. Abbott, le chef de la coalition de droite dominé par le Parti libéral, a profité du mécontentement public envers une controversée taxe sur les émissions de carbone, des inquiétudes à propos de l'économie chancelante et de la frustration liée aux luttes intestines gouvernementales pour remporter les élections.

Le résultat est surprenant pour M. Abbott, qui n'a jamais été particulièrement populaire, et qui avait déjà été décrit comme impossible à élire par certains de ses adversaires, voire même ses propres partisans.

Le duel de longue date entre le premier ministre sortant Kevin Rudd et son ancienne adjointe, Julia Gillard, aura eu raison de la popularité des travaillistes. Mme Gillard, élue première femme à la tête du gouvernement en 2010 après un vote au sein du parti, a perdu ses fonctions trois ans plus tard au bénéfice de M. Rudd, des suites d'une manoeuvre similaire.

Le premier ministre Rudd a concédé la défaite, et a indiqué qu'il démissionnera comme chef du parti.

La commission électorale a indiqué que les libéraux remportaient pour l'instant 53 pour cent des voix, contre 47 pour cent pour les travaillistes. La coalition était en bonne voie d'obtenir 91 des 150 sièges de l'assemblée, contre 54 pour l'ancien parti au pouvoir.

Le changement d'orientation électorale marque un revers cinglant pour le premier gouvernement minoritaire de l'Australie depuis la Deuxième Guerre mondiale.

M. Abbott s'est engagé à éliminer la taxe sur le carbone dès juillet 2014, soit deux ans après son entrée en vigueur, et à la remplacer par des incitatifs financiers payés par le gouvernement pour pousser les industries à moins polluer.

Il n'est pas possible de savoir s'il pourra faire adopter les modifications nécessaires au Parlement, mais il a menacé de déclencher des élections anticipées si le Sénat refusait d'aller de l'avant.

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