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USA: le taux de naissance pourrait reprendre de la force après 4 ans de déclin

06/09/2013 06:42 EDT | Actualisé 06/11/2013 05:12 EST

ATLANTA - Le taux de natalité pourrait reprendre de la force aux États-Unis après quatre années successives de déclin, selon ce que laisse croire un nouveau rapport gouvernemental publié vendredi.

Le nombre de nouveaux-nés s'établissait, l'an dernier, à un peu moins de quatre millions, soit quelques centaines de naissances en moins comparativement aux données de 2011.

Ces chiffres laissent croire que les couples pourraient avoir été plus nombreux à mettre de côté leurs inquiétudes de fonder une famille en raison de la morosité économique ou d'autres facteurs, ont avancé certains experts. L'un de ces indicateurs serait le taux de natalité observé chez les femmes de la début trentaine, qui a augmenté pour une première fois depuis 2007.

Un statisticien des Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis, Brady Hamilton, a indiqué qu'on pourrait peut-être constater, dans un futur pas si lointain, une hausse de la tendance des naissances.

D'autres chercheurs se montrent toutefois plus prudents. La spécialiste Carol Hogue, de l'université Emory, en Géorgie, a déclaré que le déclin avait peut-être ralenti, mais qu'il était toujours bien présent.

La chute du taux de natalité constitue un phénomène relativement nouveau aux États-Unis. Le nombre de naissances y était plutôt croissant jusqu'à la fin des années 1990, atteignant un record de plus de 4,3 millions en 2007. Le déclin qui avait suivi a largement été attribué à la récession observée au pays. Des experts ont ainsi expliqué que de nombreux couples et des femmes qui se retrouvaient sans emploi ou éprouvaient des difficultés financières avaient préféré ne pas fonder de famille dans un tel contexte.

La récession de l'économie américaine a officiellement duré de décembre 2007 à juin 2009. Mais même en 2011, les sondages continuaient de démontrer que la plupart des Américains maintenaient leur pessimisme, citant le faible taux d'embauches et le faible marché de l'immobilier, entre autres.

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