En dépit de nos bonnes volontés, il semblerait que nous soyons programmés pour apprécier les aliments riches en calories et dépourvus de tout intérêt nutritionnel. Un comportement paradoxal qui a incité des chercheurs de l'Université Swansea et de la ville de Londres à se pencher sur une stratégie efficace pour lutter contre le grignotage. Parue dans le journal britannique Health Psychology, l'étude présente les résultats d'une expérience dans laquelle les individus n'ont pas cédé à leurs tentations, à l'aide d'une technique de "pleine conscience".

Les participants recrutés pour réduire leur consommation de chocolat, ont été aléatoirement assignés dans un des trois groupes stratégiques: celui du "désamorçage" cognitif, celui de l'acceptation et enfin celui du contrôle. Équipes d'un carnet dans lequel ils doivent reporter le nombre de chocolats consommés pendant cinq jours, chacun des groupes avait des instructions précises, censées raisonner leurs stratégies anti-grignotages.

La méthode du "désamorçage" cognitif s'illustre par l'intention de changer la relation entre l'individu et ses envies : celui-ci doit se distancier d'elles, une technique souvent utilisée par des praticiens. Elle a été expliquée au premier groupe par le biais métaphorique du "conducteur de bus" : à chaque fois qu'une irrésistible envie de chocolat se présentait, ils devaient penser au fait que leurs objectifs personnels conduisaient un car dont les passagers étaient ces tentations. Une prise de contrôle de leur part était ainsi rendue quasiment impossible par la seule force de l'esprit.
Le groupe d'acceptation, quant à lui, venait à bout des envies en y cédant, plutôt qu'en faisant l'effort de les contrôler.
Enfin, ceux qui étaient sommés de se contrôler utilisaient une technique de relaxation impliquant la contraction et la décontraction de certains muscles.

Au vu des résultats, il en ressort clairement que la méthode du "désamorçage" est efficace : à 13 grammes contre 37, le nombre de chocolats mangés du premier groupe est significativement inférieur à celui du groupe censé se contrôler physiquement.

En somme, vous savez ce qu'il vous reste à faire : s'il n'est pas question de devenir esclave de ses envies, il n'est pas la peine non plus de lutter contre elles avec hargne. Identifier et accepter vos émotions pour mieux vous mettre en retrait est peut-être la meilleure des solutions dans la guerre contre le grignotage.

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  • Pour des raisons sociales

    La nourriture est souvent au coeur des rencontres entre amis ou en famille. Pensez aux temps des fêtes par exemple. Lorsque nous avons une vie sociale active, les soupers, les lunchs et les 5 à 7 sont très présents dans nos horaires et nous poussent à manger parfois plus que si nous mangions notre lunch au bureau ou restions tranquillement souper à la maison.

  • Parce que vous vous ennuyez

    Avouons-le, il arrive parfois de manger car nous avons simplement rien de mieux à faire. Vous êtes seul(e) à la maison et vous plongez dans les grignotines tout au long de la soirée. Pour remédier à la situation, engagez-vous dans une activité qui vous changera les idées comme lire un bouquin, faire du scrap-booking ou des tâches ménagères. Vous mangerez moins sans même vous en rendre compte.

  • Pour relaxer et se faire plaisir

    Beaucoup de personnes mangent leurs émotions, surtout lorsqu'ils sont stressés. Vous avez eu une dure journée au travail? Ne sautez pas sur le frigo à la recherche de n'importe quoi. Prenez le temps d'arriver à la maison, de décompresser en prenant un bain par exemple et ensuite, préparez-vous à souper. Vous ferez de meilleurs choix!

  • Parce que vous n'y pensez même plus

    Vous souvenez-vous de tout ce que vous avez mangé aujourd'hui? Vous devriez! Chaque moment de repas devrait prendre assez d'importance dans votre journée pour que vous vous en souveniez. Cela signifie... moins de grignotage! Pour vous aider, ayez toujours un breuvage, comme de l'eau ou du thé par exemple ou mâchez de la gomme.

  • Pour se donner des forces

    Certaines personnes consomment des aliments sucrés ou cafféinés pour se redonner un boost d'énergie. Pour éviter la fatigue de fin de journée et des rages de sucre, mangez en petites portions tout au long de la journée pour conserver un niveau de sucre stable dans votre sang.

  • Pour finir votre assiette

    Si votre mère vous a toujours dit de terminer votre assiette, cette habitude vous suit probablement encore aujourd'hui. Certaines personnes continuent de manger même si elles n'ont plus faim. Essayez de réduire les portions pour éviter d'en laisser trop dans votre assiette.

  • Pour mieux gérer vos émotions

    Celui-ci est un classique. Plusieurs personnes trouvent une certaine satisfaction et du réconfort dans le fait de manger. Si c'est votre cas, vous pourriez songer à consulter un professionnel de la santé.

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  • Les bienfaits de la méditation... sur le tabagisme

    <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/07/meditation-tabagisme-fumer-pleine-conscience_n_3717872.html" target="_blank">Une étude</a> publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, montre qu’une forme particulière de méditation de pleine conscience, appelée "entraînement fédérateur du corps et de l’esprit" (ou IBMT, pour Integrative body-mind training), donne une plus grande maîtrise de soi aux fumeurs et leur permettait de réduire leur consommation, sans même qu’ils s’en aperçoivent.

  • Les bienfaits de la méditation... sur nos rapports aux autres

    Nous savions que la méditation pouvait augmenter le bien-être physique et psychologique, mais elle permettrait également d'avoir plus d'empathie. <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/05/meditation-augmenterait-compassion_n_3018993.html" target="_blank">L'étude</a>, rapportée par nos collègues américains du HuffPost, a été effectuée par des psychologues de la Northeastern University et de l'université Harvard. 

  • Les bienfaits de la méditation... sur le stress des profs

    On vous sait très stressés : de fait, enseigner n'est pas un métier comme les autres. Investissement relationnel, nécessité de jouer un rôle, climat social parfois difficile, les sources de tension sont nombreuses. Et les enseignants rarement formés à la gestion de leur stress. Alors que les enquêtes se bornent souvent à faire valoir la nécessité de mieux considérer les enseignants, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/30/meditation-pleine-conscience-enseignants-stress_n_3837269.html" target="_blank">la solution se trouve peut-être dans la méditation</a>...

  • Les bienfaits de la méditation... sur les maladies

    Les techniques de méditation de pleine conscience (centrée sur la maîtrise de la respiration, la concentration et les sensations corporelles) peuvent <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/21/comment-meditation-peut-soulager-maladies-inflammatoires-intestin-asthme-polyarthrite-rhumatoide-_n_2521720.html" target="_blank">contribuer à aider les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques,</a> pour lesquelles le stress psychologique agit comme un catalyseur.

  • Rester zen où que vous soyez

    Vous vous demandez quand et où vous allez bien pouvoir tenter l'expérience?<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/21/meditation-7-endroits-rester-zen-quotidiennement-discretion-sante-bien-etre_n_3470862.html" target="_blank"> Pas d'inquiétude, nos collègues américains ont rassemblé sept emplacements discrets pour que vous puissiez vous vider la tête au cours de la journée.</a>

  • Les clichés de la méditation

    Enfin, pour éviter les préjugés sur cette pratique, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/11/20/5-idees-fausses-pratique-meditation_n_2163650.html" target="_blank">le Huff Post vous détaille les 5 fausses idées à connaitre sur la pratique de la méditation.</a>