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Libre-échange avec l'UE: l'accord n'est pas pour demain selon Stephen Harper

06/09/2013 02:33 EDT | Actualisé 06/11/2013 05:12 EST

SAINT-PÉTERSBOURG, Russie - Le premier ministre Stephen Harper soutient que les négociations entre le Canada et l'Union européenne (UE) visant à conclure un accord de libre-échange ne sont pas sur le point de prendre fin parce que d'importants différends subsistent encore entre les deux partenaires potentiels.

M. Harper a fait cette déclaration vendredi à la sortie d'une rencontre de 45 minutes avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tenue en marge du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Amorcées il y a quatre ans, les discussions sur l'entente n'ont pas vraiment progressé cette année et les deux parties ont exprimé de la frustration par rapport à cette situation.

Le Canada et l'UE ont déjà reconnu que leurs positions étaient difficiles à concilier, entre autres dans les dossiers de l'agriculture, des brevets pharmaceutiques et des appels d'offres des gouvernements provinciaux.

Des documents obtenus par La Presse Canadienne ont montré comment l'accord pourrait entraîner une libéralisation des appels d'offres, permettant aux firmes européennes d'avoir accès aux contrats publics d'hydroélectricité au Québec en Ontario ainsi qu'aux contrats des provinces, des municipalités, des universités, des écoles et des hôpitaux.

Sans fournir de détails, le premier ministre a laissé entendre que les provinces n'étaient pas à l'aise avec les propositions actuellement sur la table.

Stephen Harper a réitéré sa volonté d'arriver à un accord mais aussi de s'assurer que les intérêts des Canadiens et de l'économie canadienne soient bien servis par l'entente.

Il a estimé que, dans l'état actuel des choses, cet objectif n'avait pas encore été atteint.

Les propos de M. Harper tranchent avec les commentaires faits la veille par le rapporteur de l'UE sur les négociations.

Peter Stastny s'était en effet montré optimiste et avait minimisé l'importance de l'agriculture, des brevets pharmaceutiques et des appels d'offres, soutenant qu'il s'agissait de problèmes mineurs qui pouvaient être réglés.

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