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Rentrée littéraire: Leméac carbure à la passion

06/09/2013 08:39 EDT | Actualisé 06/09/2013 08:39 EDT
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a young woman reading a book at ...

La maison d’édition Leméac effectue sa rentrée littéraire dans un esprit de voyage, d’histoire et de curiosité. On a officiellement lancé la nouvelle saison mardi, lors d’un cocktail tenu au restaurant L’Autre Version, dans le Vieux-Montréal. L’offre de bouquins à paraître s’annonce très large et s’étend du roman à l’essai, avec un détour vers l’entretien et la nouvelle, sous des plumes aguerries ou inédites.

«Notre dénominateur commun, c’est la passion, a déclaré Lise Bergevin, directrice générale de Leméac Éditeur. C’est un programme qui est fait de diversité et de qualité littéraire. On veut faire voyager et découvrir par les livres. Voyager dans les idées, dans les valeurs, dans les émotions, dans les univers… C’est toujours ce qui a guidé nos choix. Avec 10 éditeurs, nous avons maintenant la possibilité d’offrir les meilleurs textes et les meilleurs talents.»

«On est certainement parmi les trois ou quatre éditeurs littéraires les plus importants au Québec, a-t-elle ajouté. On a toujours gardé la même politique éditoriale, celle de la littérature. On a poursuivi ce mandat, qui correspond à nos ambitions, notre idéal et ce que sont nos vues de la littérature.»

Parmi les jeunes auteurs à lire absolument cette année, Lise Bergevin a cité les noms d’Audrée Wilhelmy, Aki Shimazaki et Anna-Raymonde Gazailles, qui lance son tout premier roman, Traces.

Les incontournables

Plusieurs titres devraient faire courir les lecteurs cet automne. Le nouveau Michel Tremblay, intitulé Les clefs du paradise, est une chronique supplémentaire à La diaspora des Desrosiers. Les fidèles de l’auteur retrouveront le personnage d’Édouard, qui vit cette fois son initiation au ringside des «vieux garçons» du club Paradise. Il suivra ainsi les traces de la duchesse de Langeais, la reine de la Main, à laquelle il s’identifie.

Linda Amyot revient en force avec Les heures africaines, un recueil de nouvelles campé dans les coulisses de trois autres ouvrages de l’écrivaine, Ha Long, Les murs blancs et Au matin. Une épopée qui se déploiera à la façon d’un pur dépaysement, entre la Martinique et Chichén Itzà, Venise et Nice, les côtes de l’Adriatique, une plage de Nouvelle-Angleterre, la Belgique, Galway et Rimouski.

Porte d’entrée – Le livre inachevé de l’orgueil des rats, de René-Daniel Dubois, met en scène quatre amis, Damien, Éric, Catherine et un gars dont nous ne connaîtrons jamais le nom. Ils rencontreront tous un être étrange qui, en réalité, est cet homme à l’identité inconnue. Ils traverseront les siècles, les millénaires, les continents et les cultures, et seront pris à partie par le souffle qui anime l’univers, les choses, les gens, les sentiments. Ils finiront par marquer cette histoire qui les dépassera tous, un à un.

Le jeune Simon Boulerice nous présente une famille parfaitement imparfaite dans Jeanne Moreau a le sourire à l’envers. La correspondance naissante entre Léon et Léonie, deux adolescents vivant sur leur rive-sud respective, l’une à Montréal, et l’autre, à Québec, sert de point de départ à ce récit traitant d’amitié et d’amour fraternel.

Enfin, Marie-France Bazzo, Camil Bouchard et Vincent Marissal dirigent un troisième collectif d’entretiens. Après De quoi le Québec a-t-il besoin? et De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation?, ils nous proposent De quoi le territoire du Québec a-t-il besoin? On y soulève plusieurs questions (Qu’est-ce que le territoire québécois? Qu’est-ce que le Nord, qu’est-ce que le Sud? Qu’est-ce que l’appartenance?), et des penseurs donnent leur réponse.

Figurent aussi au catalogue les nouveaux efforts d’Hélène de Billy (Proust à Sainte-Foy), Nancy Huston (Danse noire), Nicolas Gilbert (Nous) et plusieurs autres. Signalons par ailleurs la réédition de la pièce Zone, de Marcel Dubé, ainsi que la publication de quelques autres œuvres théâtrales, telles Enfantillages, de François Archambault, Moi, dans les ruines rouges du siècle, d’Olivier Kemeid, Gretel et Hansel, de Suzanne Lebeau et Petit bonhomme en papier carbone, de Francis Monty.

Pour un aperçu plus en détails, on consulte le www.lemeac.com.

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