DIVERTISSEMENT

Alex Nevsky fait croire à l'amour (VIDÉO)

06/09/2013 06:33 EDT | Actualisé 06/11/2013 05:12 EST

Sujet épuisé et pourtant inépuisable, l'amour toujours l'amour. Si tu restes, Je te quitterais, Tuer le désir, On leur a fait croire, autant de titres pour défier et célébrer l'amour. Avec panache Alex Nevsky plonge de nouveau dans le plus grand des sentiments. Mais la figure est différente, plus mature, plus maîtrisée cette fois. Sur scène comme sur disque, le tout récent Himalaya mon amour concrétise le talent de ce chanteur et amoureux des mots.

Au National de Montréal, Alex Nevsky se donnait en spectacle jeudi soir pour officialiser la sortie (27 août) de son deuxième disque. Une salle bien pleine pour une prestation d'environ une heure (dix chansons) plus que réussie. C'est doux, fin, incarné, juste, intelligent, lyrique parfois, mais sans débordement. On est heureux d'y croire à son amour.

La voix est belle, les mélodies accrocheuses et les musiciens (le réalisateur et claviériste Alex McMahon, le bassiste Gabriel Gratton, le guitariste Jean-Alexandre Beaudoin, le batteur Vincent Carré et la choriste Laurence Lafond-Beaulne) sont irréprochables. C'est un peu «la main sur cœur» et pourquoi pas. C'est rythmique aussi.

Rencontre

Accoudé au comptoir du bar en après-midi, juste avant le test de son, le beau brun parle de Marguerite Duras (on ne peut pas passer à côté du film Hiroshima mon amour, scénarisé par Marguerite Duras à la fin des années cinquante) et de Georges Dor (pour le morceau J'aurais des mains), qui ont notamment inspiré son écriture.

«Cet album continue d'explorer le thème de l'amour, oui, mais c'est moins naïf, moins égocentrique. Je pense que j'ai réussi à me rendre plus loin. J'ai un peu laissé de côté ma personne pour m'aventurer dans quelque chose de plus grand, je crois. Ce n'est pas nécessairement universel, car parfois à vouloir parler à tout le monde on s'oublie, on se perd et on ne parle de rien... Au plan humain en tout cas, le changement est important comparativement avec l'autre disque De lune à l'aube

«Il est certainement plus ramassé aussi [...] Alex McMahon m'a aidé beaucoup à ce niveau, tout comme Jonathan Harnois (écrivain) et Mathieu Laliberté (son ami poète) qui m'ont donné un bon coup de main pour les textes. Ils ont collaboré sur quatre chansons. J'aime leur travail. C'était bien d'aller avec eux dans des zones que je ne saurais explorer.»

D'une certaine manière, Nevsky a su se nourrir du travail de personnes inspirantes pour donner davantage de résonnance à sa musique. C'est également le cas au sujet du cinéaste et poète québécois Pierre Perrault, qui a produit chez lui une étincelle pour la chanson La bête lumineuse. «J'ai fouillé dans des thèmes plus grands à travers des modèles inspirants», précise Nevsky.

Le studio

Trois ans après la parution de son premier disque, le jeune homme propose un Himalaya mon amour abouti et franchement inspiré.

Un disque fait à majorité avec Alex McMahon et Gabriel Gratton dans deux studio montréalais entre septembre 2012 et mars 2013. Sinon, quelques passages à la guitare par Nicolas Basque (Plants and Animals) et des voix faites par les Sœurs Boulay sur certaines pièces. «Ç'a été génial cette période. Ça coulait. Je n'étais pas pressé. Au départ j'avais mes arrangements, mais je voulais que McMahon puisse laisser parler sa sensibilité et son petit génie. Tout était sujet à discussion. Un vrai beau trip. »

Pour le reste, une relation amoureuse quasi impossible avec une fille de Copenhague...

Paaaa, papapa, pa, paaaaa.