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Afrique du Sud: la plupart des mineurs en grève acceptent l'offre patronale

06/09/2013 03:56 EDT | Actualisé 06/11/2013 05:12 EST

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - La majorité des travailleurs des mines d'or de l'Afrique du Sud ont accepté la nouvelle offre salariale de leurs employeurs, vendredi, alors que la plus importante économie du continent africain doit composer avec des grèves affectant divers secteurs.

Des dizaines de travailleurs des mines d'or avaient commencé à débrayer tard mardi, entraînant des interruptions dans les secteurs de l'automobile et de la construction.

À cela s'ajoute la manifestation d'employés du service d'électricité de Johannesbourg, qui s'est traduite par une coupure du courant dans certains quartiers de la ville, dont celui où réside l'ex président gravement malade Nelson Mandela.

La plupart des mineurs en grève ont consenti à de faibles hausses salariales dont certaines vont jusqu'à 8,0 pour cent, a indiqué Lesiba Seshoka, la porte-parole du National Union of Mineworkers (NUM), le syndicat national, selon ce qu'a rapporté un média local.

Les travailleurs syndiqués avaient plutôt exigé au départ des hausses substantielles pouvant atteindre 60 pour cent.

Or, l'un des principaux joueurs dans l'industrie de l'or, la minière Harmony, a fait savoir que toutes ses mines, à l'exception d'une seule, demeuraient paralysées par la grève bien que la direction ait soumis des offres semblables à celles présentées par les autres entreprises et approuvées par leurs employés.

Dans un communiqué, la direction d'Harmony s'est dite confiante que le conflit serait bientôt résolu.

L'an dernier, environ 46 mineurs avaient été tués pendant un conflit de travail qui avait duré six semaines à la mine de platine de la société Lonmin à Marikana, au nord-ouest de Johannesbourg. Une altercation entre les forces de l'ordre et les grévistes s'y était soldée par la mort de 34 personnes le 16 août 2012, déclenchant l'ouverture d'une commission d'enquête qui suit toujours son cours.

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