NOUVELLES

Syrie: l'administration Obama poursuit sa campagne pour convaincre le Congrès

05/09/2013 01:01 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Les conseillers du président Barack Obama poursuivaient leur campagne au Congrès jeudi, cette fois-ci derrière des portes closes, afin d'obtenir l'autorisation des parlementaires en vue d'une opération militaire en Syrie.

Pendant ce temps, le président Obama est arrivé au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, où il est certain de faire face aux questions et au scepticisme des autres dirigeants, notamment le président russe, Vladimir Poutine.

M. Poutine, un allié du président syrien Bachar el-Assad, s'oppose à une intervention en Syrie en représailles à l'attaque chimique du mois d'août dans les banlieues de Damas, qui aurait fait plus de 1400 morts, selon les autorités américaines. Le gouvernement syrien nie toute responsabilité dans l'attaque et blâme les rebelles.

À Washington, les responsables de l'administration ont tourné leur attention vers la Chambre des représentants, dominée par l'opposition républicaine, après que la commission des affaires étrangères du Sénat eut autorisé, mercredi, «l'utilisation limitée et spécifiée» de la force en Syrie. La résolution limite l'opération à 90 jours et interdit tout déploiement de troupes américaines au sol pour des opérations de combat.

Il s'agit du premier d'une série de votes au Congrès, quatre jours après que le président Obama eut surpris le monde en demandant aux parlementaires de lui donner l'autorité d'intervenir en Syrie. Avant son annonce de samedi, une campagne de frappes de missiles en Syrie semblait sur le point d'être lancée.

Les votes doivent d'abord se dérouler au sein des commissions des deux chambres, avant que l'ensemble des représentants et des sénateurs soient appelés à se prononcer, probablement la semaine prochaine.

Selon un sondage mené par l'Associated Press, 34 des 100 sénateurs appuient ou tendent à appuyer des frappes en Syrie, 26 s'y opposent ou tendent à s'y opposer, et 40 sont toujours indécis.

Alors qu'il se trouvait en Suède, mercredi, des journalistes ont demandé à Barack Obama ce qu'il ferait si le Congrès votait contre une intervention en Syrie. En tant que commandant en chef, a-t-il dit, «je conserve toujours le droit et la responsabilité d'agir au nom de la sécurité nationale des États-Unis».

Lors de son témoignage mercredi devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, le secrétaire d'État, John Kerry, a indiqué que le président Obama pourrait s'adresser aux Américains au sujet de la Syrie dans les prochains jours. M. Obama doit rentrer à Washington tard vendredi soir.

PLUS:pc