NOUVELLES

Petite-Rivière-Saint-François : le maire réclame un deuxième lit d'arrêt

05/09/2013 09:43 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

Le maire Gérald Maltais réclame des modifications à la côte qui mène au village de Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix pour la rendre plus sécuritaire.

Selon le maire Maltais, la mort d'un camionneur de 32 ans doit inciter le ministère des Transports à réévaluer le système de lit d'arrêt.

Mardi, Yann Turbull a perdu la vie lorsque la bétonnière qu'il conduisait ne s'est pas immobilisée, même après avoir utilisé le lit d'arrêt. Un accident similaire est aussi survenu en 2010 au même endroit.

Gérald Maltais a l'intention de demander au ministère des Transports de construire un deuxième lit d'arrêt plus haut dans la côte.

« Quand un véhicule est en péril au début des côtes à Petite-Rivière pis il y a pratiquement 4 ou 5 kilomètres de côte à descendre, rendu au bout il atteint une vitesse vertigineuse. Un deuxième lit d'arrêt dans le milieu des côtes donnerait une première opportunité à un véhicule qui est en péril de s'immobiliser », croit-il.

Une voie d'évitement pourrait aussi, à son avis, être une solution envisageable. Chose certaine, le maire Maltais croit qu'il faut s'assurer une fois pour toutes que la côte qui mène au village est sécuritaire. Avec les projets de développement au Massif, de plus en plus de véhicules circulent dans le secteur.

« C'est sûr que c'est inquiétant et il ne faut pas attendre qu'il y arrive un drame avant de faire quelque chose. On va faire les représentations nécessaires auprès du ministère des Transports », assure M. Maltais.

Inexpérience et malchance

Le maire Maltais croit par ailleurs que le conducteur de la bétonnière qui a perdu la vie mardi a possiblement été victime d'un mélange de malchance et d'inexpérience. L'homme de 32 ans s'est dirigé vers le lit d'arrêt en tentant d'éviter un autobus scolaire.

« Le conducteur a été bien courageux d'éviter un autobus scolaire. C'est ce qui l'a empêché de rentrer franchement dans le lit d'arrêt. Il a rentré une roue sur la voie de service et un autre sur le lit d'arrêt. Le fait que le conducteur ne connaissait pas les lieux, il y a peut-être aussi eu un peu d'inexpérience à travers ça », croit Gérald Maltais.

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours pour déterminer les causes précises de l'accident.

PLUS:rc