NOUVELLES

Les présidents congolais et rwandais s'entendent pour relancer les discussions

05/09/2013 03:53 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

KAMPALA, Ouganda - Les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda se sont rencontrés en Ouganda, jeudi, pour tenter de relancer les négociations de paix entre le gouvernement congolais et un groupe rebelle que le Rwanda est soupçonné de soutenir.

Le sommet à Kampala, organisé par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, une organisation régionale, a offert une rare occasion de rencontre entre le président congolais, Joseph Kabila, et le président rwandais, Paul Kagame.

L'émissaire spéciale de l'ONU au Congo, l'ex-présidente irlandaise Mary Robinson, était également présente.

Dans un communiqué publié tard jeudi soir, les présidents et d'autres dirigeants régionaux ont appelé à la reprise des discussions de paix d'ici trois jours. Les dirigeants souhaitent que les négociations durent 14 jours au maximum et appellent toutes les parties à la retenue sur le terrain afin de favoriser la conclusion d'un accord.

La crise dans l'est de Congo menace de plus en plus de déborder dans les pays voisins. Au mois d'août, l'armée congolaise, soutenue par la nouvelle brigade d'intervention de l'ONU, a affronté les rebelles du M23 près de la ville de Goma. Le Rwanda, accusant l'armée congolaise d'avoir tiré des missiles de l'autre côté de la frontière, a prévenu que cette «provocation» ne pourrait plus être tolérée à l'avenir.

La semaine dernière, le M23 a décrété un cessez-le-feu unilatéral après une semaine de combats intenses, affirmant vouloir «donner une chance à la paix». Le gouvernement congolais réclame toutefois le démantèlement du groupe rebelle.

Les négociations en Ouganda se sont retrouvées dans l'impasse à plusieurs reprises dans le passé. Le gouvernement congolais pourrait être moins disposé à négocier cette fois-ci, puisque son armée, appuyée par la brigade de l'ONU, semble avoir repris le dessus sur les rebelles au cours des dernières semaines, souligne Jason Stearns, un expert du Congo à l'institut de recherche Usalama Project.

«Les principaux efforts pour faire revenir les parties à la table des discussions viennent de l'Ouganda et du Rwanda», dit-il. Le gouvernement congolais «pense qu'il est en position de force», mais il serait intéressé par des discussions qui pourraient mener «à la décapitation du M23», estime M. Stearns.

PLUS:pc