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La ministre Marie Malavoy en France pour des échanges en matière d'éducation

05/09/2013 01:37 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

PARIS - Québec et Paris souhaitent développer leurs échanges en matière d'éducation. La ministre Marie Malavoy en a convenu avec son homologue français Vincent Peillon, qu'elle a rencontré cette semaine dans le cadre de sa première mission en France depuis sa nomination il y a un an.

«Nous souhaitons renforcer et accentuer nos échanges. Nous avons convenu d'élaborer certains projets et surtout de nous parler», a expliqué jeudi la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Les deux ministres ont passé une heure ensemble, entamant un dialogue que Mme Malavoy entend bien poursuivre.

«Nous parlons un langage similaire. Nos réalités ne sont pas les mêmes mais nos préoccupations sont les mêmes et notre volonté de les approfondir est la même», a-t-elle dit.

Parmi les sujets abordés par les deux ministres figurait le dossier «majeur» du décrochage scolaire, qui «préoccupe autant» les deux gouvernements. En France, même si la situation apparaît moins dramatique sur le plan statistique qu'au Québec, le décrochage est un fléau: il toucherait désormais 20 pour cent des élèves de 15 ans (alors que le taux de décrochage au secondaire au Québec frôle les 30 pour cent).

«Le phénomène est moins grave en France, mais la situation est semblable en ce qui concerne les motifs de décrochage», a noté la ministre.

La formation des professeurs a également été abordée tout comme la délicate question de la «scolarisation» de la petite enfance, dans les milieux défavorisés notamment.

«En France, on ne craint pas d'utiliser le mot scolarisation dès l'âge de trois ans alors que moi je n'ai pas utilisé ce terme-là pour les maternelles quatre ans», a rappelé la ministre, en faisant remarquer que «ça donne de bons résultats en France de commencer très jeune».

Jeudi, Marie Malavoy a aussi eu des entretiens à Paris avec Valérie Fourneyron, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Éducation populaire, et George Pau-Langevin, la ministre déléguée chargée de la réussite éducative.

Vendredi, elle poursuit sa mission à Nice, où elle assistera au VIIes Jeux de la Francophonie. Quatre-vingt-dix athlètes, artistes et accompagnateurs du Québec prennent part à ces compétitions.

«C'est une belle occasion pour nos athlètes de participer à des épreuves de haut niveau tout en tissant des liens avec les francophones des quatre coins du globe», a déclaré la ministre, qui en profitera elle-même pour avoir des entretiens bilatéraux avec ses collègues de la Francophonie.

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