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Fiscalité et politique monétaire au G20

05/09/2013 08:58 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

Un texte de Andrée-Anne St-Arnaud

Au Sommet du G20 qui s'ouvre à Saint-Pétersbourg, en Russie, la question syrienne n'éclipsera qu'en partie les débats sur la politique monétaire, la réglementation financière et les déséquilibres sur le marché des devises, notamment.

Au départ, ce sommet devait avoir pour thème central la stabilité économique mondiale. Au-delà des tensions engendrées par l'utilisation présumée d'armes chimiques par la Syrie, cette rencontre internationale se tient dans un climat tendu entre les grandes puissances économiques et les pays émergents.

Les politiques américaines et japonaises sont notamment la cible de vives critiques. La décision de la Réserve fédérale américaine d'atténuer graduellement ses mesures de soutien à l'économie ne font pas l'unanimité. À Tokyo, le plan de relance colossal du premier ministre, Shinzo Abe, suscite l'inquiétude de ses nombreux partenaires commerciaux.

Berlin, comme plusieurs autres gouvernements, s'inquiète des conséquences de cette politique sur l'endettement déjà disproportionné du Japon, et sur le taux de change du yen. « Il est compréhensible que des pays orientés vers l'export comme l'Allemagne soient hostiles à une forte dépréciation du yen, car elle menace leur compétitivité. Cependant le but de M. Abe est de nourrir l'inflation. Le yen faible est une conséquence collatérale », explique Patrick Moonen, stratégiste chez ING Investment Management.

Les problèmes d'endettement des membres du G20 ont également été soulignés par le premier ministre canadien, Stephen Harper.

De leur côté, les pays émergents participent au concert de critiques contre les politiques qui favorisent les devises des pays membres du G7, au détriment de leur propre monnaie. L'Inde, qui souffre d'une chute de 20 % de la valeur de la roupie depuis le début de l'année, dénonce le déséquilibre majeur sur le marché des changes.

Réglementation fiscale

Certains dossiers économiques réussissent toutefois à unir les pays du G20 derrière des objectifs similaires. Dans le cadre du Sommet, ils prévoient notamment discuter de la réglementation fiscale des multinationales.

Plusieurs grandes entreprises se font reprocher de multiplier les stratégies pour minimiser l'impôt à payer dans leur pays d'origine. C'est le cas de Google et d'Apple, notamment, qui se sont défendus au printemps de répartir leurs revenus entre différentes filiales internationales. Le G20 souhaite trouver une façon d'éliminer ces échappatoires fiscales.

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