DIVERTISSEMENT

30 vies: une rentrée scolaire sous le signe du drame

05/09/2013 06:22 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

La rentrée scolaire s'annonce lourde à l'école du Vieux-Havre. Élisabeth Bergeron (Mariloup Wolfe), nouveau personnage central de 30 vies, aura fort à faire pour éclairer les sourires dans sa classe d'arts plastiques.

Pourtant, ce n'est pas du tout sa personnalité qui est en cause; lumineuse, pétillante et évidemment jolie comme un cœur, la professeure a un je-ne-sais quoi qui plaît automatiquement à ses élèves. Il faut dire qu'elle est passionnée par sa matière, qu'elle aborde avec énergie et sincérité. Éli est une vraie artiste, qui met son âme et ses tripes dans toutes ses œuvres. Mais des événements graves viendront perturber la quiétude qui règne habituellement dans l'établissement alors que les livres s'ouvrent à peine. Et la vie personnelle de l'attachante mi-trentenaire n'est pas non plus au beau fixe...

Les premières images de cette nouvelle saison du téléroman quotidien d'Ici Radio-Canada Télé ont été montrées aux journalistes mercredi, et la première cloche, pour les téléspectateurs, sonnera lundi prochain, le 9 septembre, à 19h. Aussitôt, la caméra se posera sur Anaïs Béliveau (Brenda L'Écuyer), une étudiante de troisième secondaire qui semble parfaite à tous points de vue. Studieuse et brillante, la jeune fille épate ses aînés avec la maturité de ses réflexions. Son milieu familial paraît aussi très sain : ses parents (Gabriel Sabourin et Marie-Chantal Perron) sont divorcés, mais conservent une relation harmonieuse, et Anaïs s'entend très bien avec le conjoint de sa mère (Pierre-François Legendre).

Rapidement, Raphaël Chénier-Leduc (Benoît McGinnis), le directeur de la polyvalente, met l'adolescente en charge du projet Hétéromo, qui vise à identifier les élèves victimes de solitude ou d'intimidation et à leur venir en aide. Enthousiaste, Anaïs est déterminée à s'impliquer et à prendre son rôle à cœur. Mais un terrible drame viendra ternir sa motivation. Dès lors, le visage du petit rayon de soleil s'assombrira considérablement, et la gamine autrefois enjouée deviendra morose, taciturne, et adoptera des comportements étranges. Ses proches tenteront bien de lui parler, de comprendre son marasme, mais peine perdue. Anaïs s'emmure dans le silence. Jusqu'à ce que l'irréparable se produise...

On nous donne une idée de l'ampleur de la catastrophe aux toutes premières minutes du premier épisode; puis, s'ensuit un retour en arrière qui nous expliquera l'évolution d'Anaïs et de son malheur. L'intrigue s'échelonnera sur deux semaines. Tout le personnel du Vieux-Havre sera évidemment secoué par la tragédie, et l'histoire bouleversera profondément Élisabeth, qui remettra en question sa manière d'exercer sa profession.

Problèmes de couple

À la maison, le quotidien n'est pas plus rose pour Élisabeth et les siens. Alain (André Robitaille), son conjoint, et elle connaissent d'importantes difficultés. À tous moments, le spectre d'une infidélité de monsieur refait surface - on ignore s'il est fondé ou pas - et on évoque constamment la possibilité d'une séparation. Le couple va régulièrement s'asseoir devant sa psychologue (Myriam Leblanc) pour discuter de ses problèmes. Ce qui n'arrange rien, c'est qu'Alain enseigne lui aussi au Vieux-Havre, et que les rumeurs de ses déboires conjugaux avec Élisabeth galopent dans les couloirs à une vitesse effrénée. D'autres âmes esseulées pourraient tenter de profiter de la situation... Les disputes ont aussi des répercussions chez Juliette (Catherine Lamarre), leur fille, qui, à 10 ans, devient peu à peu une femme, ainsi que sur Monique (Louise Latraverse), la mère d'Alain, qui est très attachée à sa bru et qui trouve réconfort dans la dive bouteille.

En arrière-scène, on s'intéressera notamment à la reprise des études de Paradis (Jean-Michel Anctil) et aux tensions qui règnent à l'étage de la direction, entre Raphaël et Stéphane Boudrias (Louis Champagne). Éric Pothier (Michel Charette), qui était au cœur d'un conflit dans une édition précédente de 30 vies, deviendra un protagoniste régulier, et devra composer avec l'omniprésence de son père-poule (Claude Laroche). Aux dires de l'auteure, Fabienne Larouche, plusieurs anciens personnages de la série reviendront d'ailleurs faire des apparitions cette année, que ce soit pour un simple cameo ou pour une plus longue période.

Fabienne a aussi affirmé, lors du visionnement de presse, que le tempérament enjoué de Mariloup Wolfe lui permettrait, cet automne, d'explorer des thématiques un peu plus noires que dans le passé. À preuve, les prochains cas traiteront de transformations physiques en lien avec une maladie cutanée, d'adoption et d'augmentation mammaire. Derrière la caméra, les réalisateurs Danièle Méthot, Louis Bolduc, Guillaume Lemay-Thivierge et Luc Dionne se succéderont, sous la supervision du réalisateur-coordonnateur François Bouvier. C'est à la fin septembre que Guillaume dirigera sa douce qui, elle, lui avait confié un rôle dans son premier long-métrage, Les pieds dans le vide.

Quant à savoir l'identité du comédien qui prendra le relais de Mariloup à l'hiver, le mystère plane toujours. Fabienne Larouche avait déjà annoncé, l'hiver dernier, qu'il s'agira bel et bien d'un homme, et que le contrat est déjà signé. Un indice : l'acteur n'a encore jamais travaillé avec la prolifique créatrice et productrice. Voilà qui, d'emblée, élimine plusieurs noms. Les paris sont ouverts...

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