POLITIQUE

Québec solidaire mise sur l'indépendance vis-à-vis du pétrole (VIDÉO)

04/09/2013 03:54 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Même s'il reconnaît que le débat entourant la charte des valeurs québécoise du gouvernement Marois risque de prendre beaucoup de place à l'Assemblée nationale, Québec solidaire espère qu'il ne sera pas le seul sujet de l'automne.

La députée Françoise David a été brève dans ses commentaires sur ce dossier, mercredi.

«Nous espérons que cette charte saura trouver un équilibre entre le respect des droits collectifs de la nation québécoise et des droits individuels, a-t-elle dit. C'est cet équilibre que nous allons rechercher.»

Selon Mme David, les Québécois sont actuellement préoccupés par beaucoup d'autres sujets.

Faisant référence à la tragédie de Lac-Mégantic, Mme David a souligné que la population voulait notamment en savoir plus quant aux matières inflammables qui traversent le Québec dans des wagons-citernes.

«La sécurité des Québécoises et des Québécois ne saurait être sacrifiée à l'Autel du profit», a souligné Mme David.

Alors que débute la consultation sur l'avenir énergétique du Québec organisée par le gouvernement Marois, Québec solidaire a choisi l'indépendance vis-à-vis du pétrole comme dossier de prédilection à l'automne.

Mme David a estimé que le Parti québécois s'est laissé séduire par le développement pétrolier, ce qu'elle a qualifié d'«immobilisme économique et écologique».

Accompagnée du député Amir Khadir et du président du parti, Andrés Fontecilla, Mme David a dénoncé les intentions du gouvernement Marois concernant la fracturation sur l'île d'Anticosti ainsi qu'à l'égard des projets de pipelines d'Enbridge et de TransCanada.

«Ce qui est inquiétant, c'est qu'on fait miroiter quelques emplois dans les raffineries de l'est de Montréal, mais tout le monde sait bien qu'en fait, on va encore être des porteurs d'eau, a dit Mme David. Ça va passer par chez nous pour aller ailleurs.»

La députée de Gouin a également expliqué que le parti rejettait les projets de pipeline, qui souvent, passent au-dessus de terres agricoles, ce qui pourrait paver la voie à de «nouvelles catastrophes».

«Si c'est ça la façon de se libérer de la dépendance au pétrole, c'est totalement incohérent» a martelé Mme David.

Les représentants de Québec solidaire se sont notamment demandés pourquoi le Québec importait annuellement, selon eux, pour 14 milliards $ de pétrole sans savoir quoi faire des surplus d'électricité d'Hydro-Québec.

La formation politique a également annoncé le lancement d'une campagne politique dans tout le Québec sur la question de l'environnement. Elle proposera notamment trois axes au gouvernement pour réduire les gaz à effet de serre.