POLITIQUE

Élection 2012: Pauline Marois a trouvé la première année de pouvoir difficile

04/09/2013 11:49 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST
PC

QUÉBEC - Ce n'est pas la question identitaire, sur fond de charte des valeurs, qui retiendra le plus l'attention du gouvernement Marois durant sa deuxième année de mandat, mais plutôt la création d'emplois.

Sauf que personne au gouvernement ne veut se hasarder à chiffrer un objectif à atteindre, en termes de nombre d'emplois à créer dans l'année qui vient.

Mercredi, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois célébrait son premier anniversaire, et la première ministre a convenu que cette année avait été difficile, mais elle s'est montrée très fière de ce qu'elle avait tout de même réussi à accomplir en si peu de temps.

«Je suis très fière de ce que mon équipe a accompli pour le Québec. On a retrouvé la paix sociale», a dit Mme Marois, en référence à la crise étudiante du printemps 2012.

«Cela a été difficile, mais c'est normal à la tête d'un gouvernement minoritaire», a-t-elle ajouté, lors d'un bref point de presse, avant de diriger la séance hebdomadaire du conseil des ministres, à l'occasion du premier anniversaire de l'élection du Parti québécois le 4 septembre 2012.

La première ministre n'a cependant pas commenté la situation économique, ni celle des finances publiques, qui demeure fragile.

Mais le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, et le ministre des Finances, Nicolas Marceau, se sont faits tous les deux rassurants, en réaffirmant que le gouvernement maintenait son objectif d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2014, et ce, malgré les importantes pertes d'emplois enregistrées ces derniers mois et une baisse de revenus dans les coffres de l'État, due à une faible consommation.

M. Marceau a constaté que les Québécois avaient tendance à épargner davantage, diminuant d'autant les rentrées prévues reliées à la taxe de vente (TVQ).

Malgré ce manque à gagner, l'objectif du déficit zéro demeure «une donnée fondamentale», a-t-il dit en point de presse. Il a répété qu'il s'agissait là d'un «engagement ferme» et que le gouvernement était bien décidé à le respecter.

Le ministre Marceau doit présenter une mise à jour économique en octobre ou novembre, et ainsi donner l'heure juste sur l'état des finances publiques. À cette occasion, il pourrait apporter des «ajustements» à ses engagements budgétaires, sans vouloir préciser lesquels.

«S'il y a des ajustements à apporter quant à la manière dont on va parvenir à atteindre notre objectif (d'équilibre budgétaire), on les annoncera», au moment de la présentation de la mise à jour, a-t-il indiqué. Un budget suivra au printemps.

Mais il n'est pas question de hausser le fardeau fiscal des Québécois, a assuré de son côté le président du Conseil du trésor. «Jamais on va toucher aux taxes», a-t-il promis.

Pour atteindre l'équilibre, M. Bédard a répété que le gouvernement respectait par ailleurs ses objectifs de contrôle serré de la croissance des dépenses gouvernementales.

Quelle que soit la précarité des finances publiques dans les mois à venir, il s'est engagé à ce que le gouvernement n'adopte «aucune mesure budgétaire qui aurait un impact négatif sur l'emploi».

«La croissance économique est au rendez-vous», a-t-il dit, pour se montrer rassurant.

M. Bédard a réaffirmé que la création d'emplois serait la grande priorité du gouvernement dans les prochains mois, mais il a refusé de chiffrer ses objectifs.

La mise à jour économique sera accompagnée d'un plan de création d'emplois.

Les plus récentes statistiques sur le taux de chômage n'avaient rien de réjouissant. Le Québec a perdu 40 400 emplois depuis le début de l'année, alors qu'il s'en est créé plus de 82 000 ailleurs au Canada.

Plus encore, les revenus autonomes du gouvernement ont fondu de 800 millions $ depuis la mise à jour du mois de mars 2013.

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