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La mortalité par infarctus est inchangée malgré des interventions plus rapides

04/09/2013 05:34 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La mortalité associée aux infarctus du myocarde demeure inchangée même si les hôpitaux interviennent maintenant plus rapidement que jamais pour aider les patients, conclut une étude publiée cette semaine dans le prestigieux New England Journal of Medicine.

Un patient terrassé par une crise cardiaque qui se présente à un hôpital américain attendra dorénavant tout au plus 90 minutes avant de subir une angioplastie — une intervention au cours de laquelle l'artère obstruée est débloquée.

Un chercheur de l'université du Michigan a analysé les dossiers de 100 000 patients admis à l'hôpital aux États-Unis pour un infarctus du myocarde entre 2005 et 2009, une période pendant laquelle des efforts ont été déployés pour réduire le temps d'attente avant une angioplastie.

Le délai est passé de 83 minutes en 2005-2006 à 67 minutes en 2008-2009. Malgré cette amélioration, ce sont 4,7 pour cent des patients qui sont décédés en 2009, contre 4,8 pour cent en 2005.

Le chercheur responsable de l'étude, le cardiologue Daniel Menees, estime qu'il serait possiblement préférable de consacrer plus d'énergie à enseigner aux patients à reconnaître les symptômes d'une crise cardiaque ou à réduire le délai de transfert vers un centre hospitalier après l'apparition des symptômes.

Le docteur Menees croit qu'on accorde peut-être trop d'importance à ces angioplasties d'urgence, qui pourraient être inutiles ou même dangereuses dans certains cas, puisqu'il s'agit d'un facteur facile à mesurer.

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