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La Fédération autonome de l'enseignement ajoute sa voix au débat sur la laïcité

04/09/2013 02:05 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Un enseignant portant la kippa, une enseignante avec un hidjab ou un professeur arborant une croix sont autant de situations qui ne portent pas atteinte à la laïcité de l'éducation, plaide la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Faisant son entrée dans le débat sur la future charte des valeurs québécoises, toujours attendue, la Fédération a proposé mercredi son modèle de ce qui doit assurer la neutralité de l'État au regard des croyances religieuses.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, croit que le Québec doit viser l'intégration et non l'assimilation des personnes immigrantes. Il ne souhaite pas qu'un individu qui travaille dans une école n'ait soudainement plus le droit de porter des vêtements ou d'accessoires à «connotation religieuse ou culturelle».

M. Mallette invite ainsi le gouvernement Marois à recentrer le débat sur ce concept de laïcité.

La Fédération demande également que le crucifix de l'Assemblée nationale soit déplacé ailleurs qu'au Salon bleu dans l'hôtel du Parlement, estimant que son maintien dans l'enceinte où sont adoptées les lois entrerait en contradiction avec le sens premier d'une charte de la laïcité.

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