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La CAQ promet une baisse du fardeau fiscal des familles et de la classe moyenne

04/09/2013 04:57 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

TROIS-RIVIÈRES, Qc - La Coalition avenir Québec (CAQ) met le cap sur la réduction du fardeau fiscal des familles dans l'espoir d'améliorer sa cote auprès des électeurs.

À la traîne dans les sondages, la formation de François Legault espère remonter la pente en promettant des mesures _ encore à définir _ pour soulager la classe moyenne et les familles tout en épargnant les services publics.

Essentiellement, la CAQ croit possible de dégager une marge de manoeuvre financière grâce à un «ménage dans la bureaucratie» et avec des «gains d'efficacité» dans l'appareil d'État. La même formule avait été exploitée sans grand succès par le chef François Legault lors de la dernière campagne électorale.

Mais la leçon de la campagne de 2012 a été retenue, a dit M. Legault, en conférence de presse, mercredi, à l'ouverture du caucus de son aile parlementaire à Trois-Rivières.

«Quand on fait de petites enquêtes à l'interne, on voit que les gens ont retenu le 'ménage' mais n'ont pas retenu qu'on avait besoin de ça pour réduire leur fardeau fiscal. On ne fait pas le ménage pour le plaisir de faire le ménage, c'est pour être capable de donner un répit aux familles. Ce message, il faut le passer», a-t-il fait valoir.

En outre, M. Legault s'est de nouveau engagé à rayer une fois pour toutes la contribution santé, une taxe annuelle de 600 millions $ que le Parti québécois a maintenu après avoir promis de l'abolir pendant la dernière campagne électorale.

D'autres avenues de réduction fiscale seront explorées au cours de l'automne par un groupe de travail présidé par le député de Lévis, Christian Dubé, au sein duquel siégeront aussi la députée Sylvie Roy, l'ingénieure Maud Cohen et le professeur aux HEC Jacques Nantel. Le groupe de travail soumettra ses recommandations en novembre à l'occasion du congrès du parti.

Le comité se penchera sur «les meilleurs moyens» de donner un coup de pouce aux familles, faisant le pari que la réduction des taxes contribuera à atteindre l'équilibre budgétaire en stimulant la consommation des ménages.

Les services à la population seront quant à eux protégés, a assuré le président du groupe de travail.

«Ce n'est pas dans les services que l'on va couper, on va regarder où on peut rendre le gouvernement plus performant et c'est là qu'on va avoir des économies importantes», a expliqué M. Dubé.

Avec un budget de 90 milliards $ (si l'on inclut les universités, hôpitaux et autres organisations qui relèvent de l'État), dont 80 milliards $ sont consacrés à la rémunération et aux dépenses, le Québec peut se permettre de réserver un meilleur sort à la classe moyenne, a estimé le député, sans chiffrer les engagements du parti.

«On ne fera aucune promesse, aucune promesse sur les coupures d'impôt ou de quoi que ce soit pour les familles tant qu'on aura pas prouvé que cette marge de manoeuvre est là, au niveau de la rémunération (et) des dépenses. C'est 80 milliards $ de disponibles. Si on fait un bon travail, supporté par des gens qui connaissent ça, on va écouter, on va revenir au mois de novembre, vous allez voir, on va avoir une solution», a-t-il insisté.

Certains des moyens préconisés par la CAQ pour dégager une marge de manoeuvre financière sont déjà connus. Parmi ceux-ci figurent l'abolition des commissions scolaires et des agences de santé, la diminution des crédits d'impôt pour les entreprises et l'élimination de postes chez Hydro-Québec.

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