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La Banque mondiale brosse un portrait de la santé mondiale

04/09/2013 12:00 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète sont responsables d'un nombre croissant de décès au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, pendant que les habitants d'Amérique latine et des Caraïbes vivent plus longtemps que jamais même s'ils sont aussi plus menacés que jamais par les maladies chroniques, affirme un rapport rendu public mercredi par la Banque mondiale.

De plus, la mortalité est en plein déclin dans plusieurs pays d'Asie du Sud, même si le nombre de décès attribuable à des maladies non transmissibles a explosé depuis 1990.

La mortalité infantile a reculé en Afrique subsaharienne, notamment grâce à une réduction des décès provoqués par des causes transmissibles, nutritionnelles ou maternelles. Ainsi, les décès de mères attribués à la malnutrition sont en déclin de 17 pour cent, contre 22 pour cent pour les décès causés par les infections respiratoires et 34 pour cent pour les maladies diarrhéiques.

En Asie orientale et dans le Pacifique, les changements démographiques survenus entre 1990 et 2010 ont entraîné une augmentation des décès attribuables aux blessures et aux maladies non transmissibles. Les décès provoqués par les maladies coronariennes et le diabète ont avancé de 76 pour cent, tandis que le nombre de morts causées par le cancer du poumon bondissait de 86 pour cent.

Même si la mortalité est en déclin en Europe orientale et en Asie centrale, plusieurs maladies non transmissibles y ont réalisé des gains entre 1990 et 2010. La diabète y a progressé de 11 pour cent, contre 18 pour cent pour la cardiopathie ischémique et 82 pour cent pour la cirrhose.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, les décès attribuables aux cardiopathies ischémiques étaient en hausse de 36 pour cent pendant cette période.

Dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, les accidents vasculaires cérébraux ont progressé de 35 pour cent, contre 44 pour cent pour les maladies du coeur et 87 pour cent pour le diabète. La progression des maladies non transmissibles dans la région pendant cette période est attribuable à une alimentation déficiente, à l'hypertension, à l'embonpoint et au tabagisme.

Enfin, en Asie du Sud, les décès causés par les cardiopathies ischémiques étaient en hausse de 73 pour cent et de 104 pour cent en ce qui a trait au diabète.

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