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La France attendra le vote du Congrès avant de lancer une intervention en Syrie

03/09/2013 12:54 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST

PARIS - Le président français a déclaré mardi qu'il attendrait la décision du Congrès américain sur une possible intervention en Syrie et a insisté sur le fait que la France n'agirait pas seule dans ce dossier.

François Hollande et le président des États-Unis, Barack Obama, sont les deux dirigeants qui semblent les plus convaincus de la nécessité de répliquer au régime syrien après l'attaque chimique alléguée du 21 août dans la région de Damas, qui aurait fait des centaines de morts.

La France et les États-Unis estiment que le régime du président Bachar el-Assad est responsable de l'attaque, ce que le gouvernement syrien nie catégoriquement.

Lors d'une conférence de presse mardi avec le président allemand Joachim Gauck, M. Hollande a déclaré que le vote du Congrès sur une intervention en Syrie, réclamé par le président Obama, «aura des conséquences sur la coalition que nous devrons créer». Il n'a pas dit s'il parlait spécifiquement d'une coalition militaire.

Le président français estime qu'une coalition internationale élargie doit être créée «avec les États-Unis, l'Europe et les pays arabes». Si le Congrès américain vote contre une intervention en Syrie, a-t-il poursuivi, «la France prendra ses responsabilité en soutenant l'opposition démocratique» syrienne de façon à répliquer à l'attaque chimique.

Cette déclaration survient au lendemain de la publication d'un extrait d'un rapport des services de renseignement français, qui affirme que le gouvernement syrien est responsable de l'attaque chimique du 21 août et de deux autres attaques de la même nature survenues plus tôt cette année. M. Hollande a ajouté mardi que la France avait récolté des indices laissant penser que du gaz sarin a été utilisé lors de l'attaque du mois dernier.

Le Parlement français tiendra un débat sur le dossier syrien mercredi, mais aucun vote n'est prévu. La Constitution française n'oblige pas le président à obtenir l'appui des parlementaires avant de lancer une opération militaire de moins de quatre mois, mais certains élus ont appelé le président à organiser un vote quand même.

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