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Au moins 67 Irakiens tués dans une série d'attentats, principalement à Bagdad

03/09/2013 09:30 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST

BAGDAD - Une série d'explosions à Bagdad et d'autres violences survenues ailleurs en Irak ont fait au moins 67 morts mardi, ont annoncé des responsables.

Une grande partie des victimes ont été tuées dans une série d'attentats à la voiture piégée à travers la capitale irakienne en début de soirée, alors que de nombreux citoyens étaient sortis faire des achats ou se préparaient à manger. Les explosions ont touché 11 quartiers de Bagdad et tué plus de 50 personnes en moins de deux heures.

L'attaque la plus meurtrière s'est produite quand deux véhicules piégés ont explosé près de restaurants et de magasins dans la banlieue chiite de Husseiniyah, au nord-est de la capitale. Au moins neuf personnes ont été tuées et 32 autres ont été blessées.

Plusieurs restaurants ont aussi été frappés dans le quartier majoritairement chiite de Talibiyah, dans l'est de Bagdad. Les attaques dans ce quartier ont fait sept morts et 28 blessés. Un autre véhicule piégé a explosé dans le quartier chiite de Sadr, faisant trois morts et huit blessés, d'après la police.

À peu près au même moment, plusieurs véhicules piégés ont explosé successivement près d'un poste de police de l'est de Bagdad, dans le quartier majoritairement sunnite de Sadiyah, tuant six personnes, en plus de faire 15 blessés.

Un autre explosion a touché la place centrale du quartier commercial de Karradah, faisant six morts et 14 blessés.

D'autres attentats à la voiture piégée ont frappé plusieurs quartiers de Bagdad mardi, tuant au moins 20 personnes, en plus d'en blesser des dizaines d'autres.

Les attaques n'ont pas été revendiquées, mais les attentats coordonnés contre les civils et les forces de sécurité irakiennes sont des tactiques généralement utilisées par la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Des responsables irakiens affirment que la guerre en Syrie voisine alimente une nouvelle flambée de violence en Irak. La branche irakienne d'Al-Qaïda et d'autres groupes extrémistes sunnites combattent aux côtés des rebelles syriens qui tentent de renverser le régime du président Bachar el-Assad, dominé par les alaouites, une branche de l'islam chiite.

«Les récentes menaces d'opération militaire contre la Syrie ont encouragé les insurgés à lancer plus d'attaques en Irak. Nous avions prévenu que cela arriverait, mais malheureusement, personne ne nous écoute», a déclaré Ali al-Moussaoui, porte-parole du premier ministre irakien, Nouri al-Maliki.

Plus de 4000 personnes ont été tuées en Irak depuis cinq mois, dont au moins 804 durant le seul mois d'août, selon un bilan établi par les Nations unies.

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