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Verizon rachète la participation de Vodafone pour 130 milliards $

02/09/2013 12:34 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Le géant américain des télécommunications Verizon rachète la participation de Vodafone dans Verizon Wireless pour 130 milliards $.

Vodafone, une société britannique de télécoms, possédait 45 pour cent des actions du fournisseur américain de téléphonie mobile.

Il s'agirait de la deuxième transaction la plus importante de l'histoire, selon des observateurs.

Cette transaction devrait permettre à Vodafone de poursuivre son expansion en Europe. L'entreprise britannique souhaite acquérir d'autres fournisseurs de service de téléphonie sans fil et prendre de l'expansion dans le lucratif marché des services mobiles.

Par ailleurs, l'entente annoncée lundi permettra à Verizon Communications d'augmenter ses revenus trimestriels, alors qu'elle n'aura plus besoin de partager avec Vodafone une partie de ses recettes provenant du plus important joueur du marché américain de la téléphonie cellulaire.

L'offre d'achat doit encore obtenir l'approbation des autorités réglementaires et des actionnaires des deux entreprises. Le tout devrait être finalisé au premier trimestre de 2014.

La transaction ne devrait pas avoir d'impact important sur les clients de Verizon ou ses activités. Vodafone avait peu d'influence sur les activités quotidiennes de Verizon Wireless, et les deux partenaires se sont tenus à distance de leurs territoires respectifs.

Le partenariat entre Verizon et Vodafone avait débuté en 2000, lorsque ce qui était alors Bell Atlantic a combiné son réseau de la côte est avec les activités de Vodafone sur la côte ouest. Vodafone avait fait son entrée sur le marché américain l'année précédente en offrant davantage d'argent que Bell Atlantic pour acheter AirTouch Communications, de San Francisco.

Alors que Verizon et Vodafone ont prospéré en bâtissant les infrastructures pour le sans-fil, la majorité de la croissance réside aujourd'hui dans l'offre de services pouvant être utilisés sur des téléphones intelligents à l'aide de connexions sans fil haute vitesse, a indiqué Victor Basta, directeur de la gestion chez Magister Advisors.

«Alors que Vodafone a poursuivi sa stratégie, les fournisseurs se sont engagés dans une lutte avec des marques numériques telles que Google, Facebook et eBay pour se partager une part du gâteau», estime M. Basta.

«Pour ces meneurs numériques, l'emporter sur les appareils mobiles n'est pas un luxe: c'est plutôt essentiel pour leur propre succès. L'écran mobile est désormais l'écran principal dans la majorité des marchés occidentaux.»

Verizon envisageait depuis longtemps de racheter la participation de son partenaire Vodafone, mais les deux entreprises ne s'étaient pas encore entendues sur un prix. Des analystes estiment que Verizon voulait payer environ 100 milliards $ US pour la part de Vodafone, alors que d'autres informations portent à croire que Vodafone faisait plutôt pression pour obtenir les 130 milliards $ US qui seront finalement déboursés.

La plus importante transaction de l'histoire avait été la prise de contrôle en 2000 de la société allemande Mannesman AG par Vodafone, justement, pour la somme de 172 milliards $ US, selon la firme Dealogic.

Des rumeurs laissaient entendre cet été que Verizon envisageait d'entrer sur le marché canadien, quand l'entreprise a fait une offre initiale pour acheter Wind Mobile et a entamé des discussions avec Mobilicity, deux petites entreprises canadiennes de téléphonie sans fil.

Toutefois, le porte-parole de Verizon Bob Varettoni a confirmé lundi que le président Lowell McAdam avait annoncé que l'entreprise n'était plus intéressée à s'établir au Canada.

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