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Une opération en Syrie va provoquer une guerre régionale, selon Bachar Al-Assad

02/09/2013 02:40 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT
AFP

PARIS - Le président syrien a prévenu lundi que le Proche-Orient est un «baril de poudre» et que des frappes militaires occidentales contre la Syrie pourraient déclencher une guerre régionale.

Dans une entrevue avec le quotidien français «Le Figaro», Bachar Al-Assad affirme que son gouvernement a mis au défi les États-Unis et la France de présenter publiquement leurs preuves selon lesquelles l'armée syrienne aurait eu recours à des armes chimiques.

Le président syrien estime que les deux pays ont été incapables de présenter des preuves à la communauté internationale et à leur propre population.

Les États-Unis et la France accusent le régime syrien d'être responsable de l'attaque chimique contre des secteurs tenus par les rebelles dans la région de Damas le 21 août. Le gouvernement syrien nie ces allégations et rejette le blâme sur les combattants de l'opposition.

Si les États-Unis et la France décident de lancer des frappes contre la Syrie, «tout le monde perdra le contrôle de la situation», a déclaré Bachar Al-Assad.

Le chaos et l'extrémisme se répandront, risquant de provoquer une guerre régionale, a-t-il poursuivi.

Questionné sur l'idée que la France soit devenue une ennemie de la Syrie, le président a répondu que tout pays qui appuie «financièrement et militairement les terroristes est un ennemi du peuple syrien».

Bachar Al-Assad a toutefois précisé qu'il ne considérait pas le peuple français comme un ennemi de la Syrie, mais qu'il estimait que les politiques du gouvernement français sont «hostiles au peuple syrien».

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