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L'ex-président argentin Carlos Menem est accusé de fraude fiscale

02/09/2013 09:03 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT

BUENOS AIRES, Argentine - Un autre procès a débuté lundi pour l'ex-président de l'Argentine et trafiquant d'armes Carlos Menem.

Cette fois, il est accusé d'avoir falsifié sa déclaration de patrimoine en 2000. Menem aurait ainsi omis de mentionner quatre comptes de banque, deux propriétés, deux avions ultralégers, des actions dans des entreprises de télécommunications et deux véhicules.

L'un de ces comptes a été ouvert au Liechtenstein avait un dépôt initial de 6 millions $ US alors qu'il était président au cours des années 1990.

Le sénateur âgé de 83 ans risque six années de prison s'il est reconnu coupable, mais sa défense argue que trop de temps s'est écoulé pour le poursuivre maintenant dans cette affaire. Ses avocats soutiennent qu'il ne pensait pas à mal en omettant ces informations dans le document que les Argentins riches doivent remplir à chaque année à des fins de fiscalité.

Environ 20 témoins seront appelés à la barre.

Menem a qualifié les accusations de «totalement non fondées» alors qu'il quittait le tribunal, lundi.

En tant que sénateur, l'ex-président dispose d'une immunité parlementaire qui ne peut être révoquée que par le Sénat, où il a offert un appui stable à la présidente Cristina Fernandez. Mais il a rejeté l'idée qu'elle le protège.

«Je ne m'attends pas à ce que le gouvernement m'appuie. La Justice agit en respectant les principes constitutionnels», a déclaré Menem à des journalistes.

Pour l'instant, l'ex-chef d'État conserva sa liberté malgré la peine de sept ans de réclusion imposée en juin après avoir été reconnu coupable de trafic d'armes au profit de la Croatie et de l'Équateur pendant sa présidence, alors que ces pays étaient sous le coup d'un embargo international.

Menem a également été accusé, dans une autre affaire, d'être responsable de l'explosion survenue en 1995 dans une fabrique d'armes, et qui a détruit la majeure partie de la ville de Rio Tercero, tuant sept personnes et en blessant des dizaines d'autres. Les procureurs croient que la déflagration visait à éliminer des preuves de trafic d'armes.

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