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Le PDG de Verizon annonce que l'entreprise ne convoite plus le marché canadien

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TORONTO - Le vice-président exécutif de Telus affirme que l'annonce voulant que Verizon Communications ne soit plus intéressée à s'implanter sur le marché canadien est une bonne nouvelle.

Josh Blair a toutefois déclaré lundi que Telus s'inquiète toujours de la politique gouvernementale concernant le spectre sans-fil qui sera disponible pour les fournisseurs sans-fil canadiens.

«Cela n'a jamais été à propos de Verizon s'installant ou non au Canada, cela a toujours été à propos d'un accès équitable au spectre», a-t-il dit.

«Le spectre est essentiel à notre industrie, et sans un accès équitable, cela pourrait désavantager de façon permanente les entreprises canadiennes», ajoute-t-il.

Du côté de chez Bell, le porte-parole Mark Langton a qualifié la décision de Verizon de «nouvelle importante», mais a repris lui aussi les inquiétudes de M. Blair à propos des normes canadiennes.

«Les failles bureaucratiques qui avantagent les grandes entreprises étrangères sont encore là, et devraient être comblées», soutient M. Langton.

«Les Canadiens ont dit vouloir de la concurrence, mais seulement si celle-ci est équitable.»

Le porte-parole de Verizon Bob Varettoni a confirmé lundi que le président Lowell McAdam avait annoncé que l'entreprise n'était plus intéressée à s'établir au Canada, après que la compagnie eut accepté de payer 130 milliards $ US pour les 45 pour cent des parts détenus dans Verizon Wireless par le fournisseur cellulaire britannique Vodafone.

M. Varettoni a précisé que M. McAdam avait souligné que Verizon n'était pas intéressée à s'installer au Canada, ajoutant qu'«à ce moment-ci, nous ne sommes pas intéressés à entrer sur le marché canadien du sans-fil».

La perspective de l'arrivée de Verizon avait provoqué un tollé chez les joueurs du marché canadien.

Les principaux fournisseurs ont argué que les grands joueurs tels que Verizon auraient obtenu un avantage injuste en vertu des règles actuelles du secteur.

Ces entreprises avaient également mis sur pied une campagne publicitaire pour affirmer qu'elles seraient désavantagées si Verizon pouvait entrer sur le marché en vertu des règles actuelles.

M. Blair a soutenu que ces règles demeuraient «entièrement ouvertes».

«Tout simplement parce que Verizon ne prévoit pas de venir au pays ne signifie pas qu'une autre grande compagnie étrangère... ne pourrait pas vouloir venir au pays et tirer avantage de règles qui lui ouvriraient littéralement la voie à la moitié du spectre de 700 mégahertz.»

M. Blair a poursuivi en mentionnant que Telus aimerait que les règles soient modifiées avant l'enchère de janvier 2014 sur le spectre sans-fil, lors de laquelle les entreprises miseront sur des fréquences nécessaires pour exploiter des réseaux cellulaires.

Selon Telus, Rogers et Bell, une entreprise étrangère misant pour obtenir une part du spectre pourrait présenter une offre pour deux blocs importants du spectre de 700 mhz, tandis que les trois principaux joueurs nationaux n'auront accès qu'à un bloc à la fois.

Une porte-parole du ministre de l'Industrie James Moore a fait savoir que le choix de Verizon ne modifierait pas vraiment, voire pas du tout les plans d'Ottawa pour la mise aux enchères du spectre.

«Nous allons continuer d'aller de l'avant avec les enchères, tel que prévu», a dit Jessica Fletcher, lundi.

Les compagnies ont jusqu'au 17 septembre pour faire connaître leurs intentions, et personne n'a donc de portrait complet de la situation avant cette date, poursuit Mme Fletcher.

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