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Une attaque dans un camp d'exilés iraniens fait plusieurs morts en Irak

01/09/2013 11:07 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT

BAGDAD - Les organisations internationales peinent à déterminer la cause et le bilan des pertes, après que des affrontements meurtriers eurent éclaté dimanche en Irak, dans un camp d'exilés iraniens disputé.

Des dissidents ont allégué que plus de 50 personnes ont été tuées et ont accusé le gouvernement irakien, qui a plutôt blâmé une dispute interne.

La mission de ll'ONU en Irak est incapable de dresser un portrait clair de la situation. La porte-parole de la mission onusienne en Irak, Eliana Nabaa, a affirmé qu'il y avait beaucoup de morts, sans pouvoir donner plus de précision.

Si le bilan des éxilés s'avère exact, cela constituerait un coup notoire au dernier noyau des moudjahiddines qui vivent toujours au camp Ashraf. Seulement une centaine de moudjahiddines vivaient dans la communauté de l'ère Hussein au nord-est de Bagdad, avant les événements de dimanche.

Les moudjahiddines s'opposent au régime théocratique iranien et étaient considérés comme un groupe terroriste par les États-Unis jusqu'à l'an dernier. Des milliers d'autres membres qui vivaient au camp Ashraf ont accepté de déménager dans un camp de la région de Bagdad l'an dernier. Ils demeurent coincés dans un pays qui ne veut pas les accueillir, alors que se dessine lentement un plan pour les relocaliser.

Un porte-parole d'une organisation affiliée aux moudjahiddines, le Conseil national de la résistance iranienne, basé à Paris, a prétendu que les morts étaient attribuables à une attaque menée par les forces de la sécurité irakiennes. Shahin Gobadi a affirmé que 52 personnes du camp ont été tuées.

Du côté du gouvernement, les versions se contredisent.

Un porte-parole du premier ministre a affirmé qu'une enquête préliminaire suggérait que plusieurs résidents du camp sont morts à la suite d'une dispute à l'interne.

Un chef de la police provinciale en charge de la surveillance extérieure du camp a rapporté que des officiers stationnés à l'extérieur ont entendu des coups de feu provenant de l'intérieur, et qu'il semblait y avoir «une sorte de lutte» entre les résidents du camp.

D'autres responsables de la sécurité ont affirmé anonymement qu'il y avait eu 19 morts.

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