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Tokyo, Thomas Bach et la lutte sont les favoris aux élections du CIO

01/09/2013 11:36 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT

Rarement, pour de pas dire jamais, a-t-on vu autant d'enjeux être abordés lors d'une seule réunion olympique.

Lorsque les membres du comité international olympique (CIO) se rencontreront la semaine prochaine à Buenos Aires, en Argentine, ils devront prendre trois décisions qui orienteront le mouvement olympique pour la prochaine décennie.

Ils détermineront l'identité de la ville-hôte pour les Jeux olympiques de 2020, celle du nouveau président du CIO qui remplacera Jacques Rogge et sélectionneront la discipline qui sera ajoutée au programme olympique de 2020.

Les favoris: Tokyo, Thomas Bach et la lutte.

Des premiers ministres, la royauté, des joueurs étoiles et des célébrités participeront à cette élection grandiose tenue à l'occasion de cette rencontre du CIO. Les réunions, qui s'étaleront sur une semaine, auront une saveur de carnaval politique impliquant du lobbying de dernière minute, des jeux de coulisse ainsi que des négociations secrètes perpétuelles entre relationnistes, conseillers et stratèges.

Si la majorité des membres du CIO sont d'abord intéressés par l'élection du nouveau président le 10 septembre, le premier vote d'importance se produire le 7 et portera sur la ville-hôte des Jeux de 2020.

Ce sera une compétition à trois; Tokyo, Madrid et Istanbul.

Les trois villes s'étaient déjà portées candidates auparavant, car Istanbul en est à sa cinquième tentative, Madrid à sa troisième consécutive et Tokyo sa deuxième de suite.

«Il n'y a pas de choix évident, a déclaré le représentant canadien du CIO Dick Pound à l'Associated Press. Où allons-nous? Aucune de ces trois villes n'est sans risque. Probablement que quelqu'un va faire pencher la balance d'un côté cette fois-ci.»

«À ce stade-ci, nous sommes à la recherche de la ville qui sera la plus sécuritaire, surtout dans un contexte d'incertitude globale et du fait que nous entrons dans une nouvelle ère avec un nouveau président, a rappelé le représentant australien du CIO Kevan Gosper. Nous voulons être entre de bonnes mains.»

Le CIO devra ensuite choisir son nouveau président. Une tâche qui pourrait être ardue, puisqu'un nombre record de six candidats sont en lice. Il y a l'Allemand Bach, le vice-président du CIO, le Singapourien Ng Ser Miang, un vice-président, le Portoricain Richard Carrion, le président de la commission financière, l'Ukrainien Sergei Bubka et le Taïwanais C.K. Wu, des membres du comité exécutif, et le Suisse Dennis Oswald, un ex-membre du comité.

Ça semble cependant être une course à trois, Bach étant le favori devant Carrion et Ng.

Entre-temps, la lutte devrait connaître la fin de son cauchemar des sept derniers mois et retrouver sa place aux Jeux de 2020. Le vote sera réalisé le 8 septembre, et cette discipline sera en compétition avec le squash ainsi que la candidature conjointe du baseball et du softball.

La lutte, qui était présente à tous les Jeux olympiques d'été sauf ceux de 1900, a été rayée de la liste des disciplines inscrites au programme par le comité exécutif du CIO en février — une décision étonnante qui a provoqué de vives réactions à travers la planète. À la surprise générale, les États-Unis ont uni leur voix à celles de la Russie et de l'Iran afin de tenter de préserver ce sport.

«Je suis certain que ça se produira», a dit Oswald. «C'était une si grosse erreur. Ça doit être corrigé.»

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