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Syrie : espoir et déception à la suite de la décision américaine

01/09/2013 08:04 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT

Alors que les pays occidentaux se montrent plutôt favorables à la décision du président américain Barack Obama de solliciter le feu vert du Congrès pour une action militaire en Syrie, l'opposition syrienne a fait part dimanche de sa déception.

Même si une frappe ciblée semblait imminente cette semaine, le chef de l'État américain a finalement écarté une intervention à court terme, préférant consulter le Congrès, en vacances jusqu'au 9 septembre.

« On s'attendait à une frappe directe et imminente [...], mais nous pensons que le Congrès va approuver des frappes militaires », a déclaré à l'AFP Samir Nachar, membre de la direction de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, qui s'est dit déçu du discours d'Obama.

En revanche, le régime syrien, par la voix du journal d'État Al-Thawra, se félicitait de la décision du président Barack Obama, qui représente selon lui le début d'un « retrait historique » des États-Unis.

Un éditorial publié en première page du quotidien dirigé par le gouvernement souligne que la soudaine réticence du président Obama à mener des frappes en Syrie découle de « l'abandon de ses alliés et d'un sentiment de défaite de sa part ».

La France et la Grande-Bretagne compréhensives

Les puissances occidentales se sont pour leur part montrées compréhensives face à la décision du président américain.

Le président français François Hollande a réaffirmé samedi sa détermination à sanctionner le régime syrien pour l'attaque chimique du 21 août à Damas et il a appelé à « respecter » le rythme choisi par les États-Unis pour une éventuelle intervention militaire.

Le président Obama a appelé son homologue français samedi avant de faire sa déclaration. Au cours de leur entretien, le président français a réaffirmé sa détermination à sanctionner le régime syrien, selon son entourage.

Le ministre de l'Intérieur français Manuel Valls a toutefois tenu à préciser dimanche que la France n'agirait pas sans les États-Unis. « Il faut une coalition », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio Europe 1.

Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault recevra par ailleurs lundi les principaux responsables parlementaires pour les informer de la situation en Syrie avant le débat au Parlement prévu mercredi, ont indiqué ses services dimanche.

De son côté, le premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué sur son compte Twitter samedi « comprendre et soutenir la position » du président Obama. Le Parlement britannique s'est opposé vendredi à une éventuelle participation de Londres à des frappes contre le régime syrien.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a pour sa part souligné dimanche qu'Israël restait « prêt à tous les scénarios ».

Israël, voisin de la Syrie, s'est préparé au cours des derniers jours à de possibles débordements sur son territoire d'une éventuelle intervention militaire étrangère contre le régime de Damas.

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