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Petits réfugiés syriens cireurs de chaussures à Beyrouth

01/09/2013 06:11 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT

RADIO-CANADA AU LIBAN - Le conflit syrien a forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs villes et villages pour aller se réfugier entre autres dans les pays voisins, notamment au Liban. Parmi eux, des enfants qui ne fréquentent plus l'école et se voient contraints de cirer les chaussures pour survivre.

C'est le cas de Ammar et Zoheir, des enfants rencontrés par l'envoyé spécial de Radio-Canada Akli Aït Abdallah à Beyrouth.

Ils racontent leur départ de Deraa, voilà quelques semaines, à cause des bombardements. Ils expliquent un peu comme des adultes que le métier de cireurs de chaussures leur a été imposé par la cherté de la vie à Beyrouth.

Le coût des loyers, qui avoisine les 600 $ par mois, est quasiment inaccessible pour leurs parents totalement démunis. Des familles dorment sous les ponts faute de moyens, disent-ils.

Ces cireurs à la sauvette affirment être la proie des policiers, qui les chassent des terrasses de café où ils supplient des clients d'accepter leur service, cirer leurs chaussures contre 500 livres locales, l'équivalent de 30 cents.  

Ces enfants ne cachent pas leur peur pour leur pays « en guerre », ils ont appris qu'on allait probablement bientôt attaquer la Syrie.  Mais ils ne se laissent pas abattre et caressent toujours l'espoir de retourner un jour chez eux, « quand le calme sera revenu ».

Ils acceptent volontiers de se faire photographier arborant en prime un sourire comme pour refuser de faire pitié.

D'après le reportage d'Akli Aït Abdallah

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