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Égypte: Mohammed Morsi sera jugé pour incitation au meurtre de 10 personnes

01/09/2013 05:31 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT
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A Turkish demonstrator flashes a victory sign in front of a poster of Egypt's ousted president Mohamed Morsi during a demonstration condemning the deadly crackdown in Cairo on August 16, 2013 at Eyup Sultan mosque in Istanbul. Turkey branded the deadly crackdown in Egypt on protesters loyal to ousted president Mohamed Morsi today as 'unacceptable' and called on the international community to act immediately to halt the 'massacre'. AFP PHOTO/OZAN KOSE (Photo credit should read OZAN KOSE/AFP/Getty Images)

LE CAIRE, Égypte - Le plus haut procureur d'Égypte a soumis le président déchu Mohammed Morsi au tribunal pour des accusations d'incitation au meurtre de civils qui manifestaient à l'extérieur du palais présidentiel alors qu'il s'y trouvait, a affirmé l'agence de nouvelles d'état.

M. Morsi paraîtra en cour criminelle en compagnie de 14 membres des Frères musulmans pour avoir prétendument commis des actes de violence et incité au meurtre d'au moins 10 personnes. La date du procès n'a pas été annoncée.

Les événements en question datent du 4 décembre, alors qu'au moins 100 000 manifestants se sont rassemblés à l'extérieur du palais présidentiel pour s'opposer à un décret rendu par M. Morsi pour immuniser ses décisions devant la justice. Ils protestaient aussi contre un projet de constitution controversé adopté en vitesse par le parlement où les islamistes étaient majoritaires.

Les manifestants ont demandé à ce que soit annulé un référendum prévu quelques jours plus tard. Le lendemain, des groupes islamistes et des partisans du président Morsi ont attaqué les manifestants qui avaient campé devant le palais, provoquant des affrontements meurtriers dans les rues, faisant au moins 10 morts.

L'agence révèle qu'une enquête des procureurs a révélé que M. Morsi avait demandé à la garde républicaine et au ministre en charge de la police de démanteler la manifestation assise. Ceux-ci craignaient toutefois une confrontation et ont refusé. Les assistants de M. Morsi auraient alors sommé les responsables de procéder par la force.

Les autorités des Frères musulmans et son parti politique, duquel fait partie Mohammed Morsi, nient avoir utilisé la violence pour apaiser les critiques et affirment que les autorités protégeaient le palais. Ils accusent les manifestants d'avoir commencé les batailles et chassé la police qui surveillait la zone.

Parmi les co-accusés de M. Morsi, il y a chef adjoint en fuite des Frères musulmans, Essam el-Erian, un des leaders du groupe arrêté cette semaine, Mohammed el-Beltagy, et des jeunes pro-Frères musulmans qui ont été filmés au premier rang des manifestations.

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