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Le premier ministre du Yémen indemne après des tirs sur son convoi

31/08/2013 03:26 EDT | Actualisé 31/10/2013 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des tireurs ont fait feu sur le cortège motorisé du premier ministre du Yémen samedi, mais il s'en est sorti indemne, a affirmé un employé gouvernemental.

L'attaque sur le convoi du premier ministre Mohammed Salem Bassindwa dans la capitale yéménite survient après la mort d'un agent de renseignement sénior dans le sud du pays, rapportent des responsables de la sécurité.

Ali al-Sarari, un porte-parole du premier ministre, a affirmé à l'Associated Press que les tireurs se déplaçaient à bord d'un véhicule sans plaque d'immatriculation et ont criblé de balles le convoi de trois voitures.

Certains des véhicules portaient des marques de balles, mais le premier ministre n'a pas été blessé, a-t-il affirmé.

Des militants sont derrière une série d'assassinats d'officiers de sécurité, alors que le gouvernement lutte contre des militants liés à al-Qaïda, qui contrôlent principalement le sud du Yémen. Des tentatives de meurtre sur des politiciens sont toutefois rares. Il n'a pas été possible de savoir si l'attaque ciblait M. Bassidwa ou si elle faisait partie de la montée de la tension au pays. Le Yémen est toujours au milieu d'une bataille politique depuis la montée populaire de 2011 contre l'ancien président.

M. Bassindwa a été désigné vers la fin de 2011 pour diriger un gouvernement de coalition constitué de ministres de l'opposition et de responsables du régime de l'ancien président Ali Abdullah Saleh, qui a démissionné face à la pression populaire.

En près d'un an de conflit, la sûreté s'est effondrée dans certaines parties du Yémen. Des militants liés à al-Qaïda ont aussi profité de l'agitation politique pour renforcer leur présence dans certaines régions du sud du pays.

Samedi, des responsables de la sécurité au Yémen ont affirmé que des tireurs supposément liés à al-Qaïda avaient abattu un important officier des services de renseignement.

Ces responsables ont indiqué qu'Hassan al-Mansouri avait été tué samedi à Labous, dans la province de Lahj (sud), à la suite d'une journée de heurts entre des membres de tribus locales et de présumés membres d'al-Qaïda dans la région. Selon eux, M. Al-Mansouri avait organisé les tribus dans le cadre d'une campagne pour repérer et expulser les extrémistes de la zone.

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