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Cinq personnes inculpées dans l'attentat de Tripoli, au Liban

30/08/2013 10:28 EDT | Actualisé 30/10/2013 05:12 EDT
AP
Black smoke rises from a burned shop that was attacked during a clashes that erupted between supporters and opponents of the Syrian regime, in the northern port city of Tripoli, Lebanon, Tuesday, Aug. 21, 2012. The civil war in Syria has been spilling across the border, security officials said clashes between supporters and opponents of President Bashar Assad have left two dead and as many as 45 wounded. The army said the injured include nine Lebanese soldiers. (AP Photo)

BEYROUTH (AFP) - Cinq personnes, dont deux religieux sunnites libanais et un officier syrien, ont été inculpées vendredi pour le double attentat à la voiture piégée, il y a une semaine à Tripoli, capitale du Liban-Nord, qui a fait 45 morts.

Deux Syriens qui ne se trouvent pas au Liban, le capitaine Mohammad Ali et un homme dénommé Khodr al-Ariyane, sont accusés "d'avoir placé les deux voitures piégées qui ont provoqué la mort de gens". Ils risquent la peine capitale.

Selon les médias libanais, Mohammad Ali est un responsable des services de sécurité syriens à Tartous, sur la rive méditerranéenne, près de Tripoli, et il est impliqué dans la préparation des voitures piégées

Quant aux Libanais, cheikh Hachem Minkara, chef d'al-Tawhid, une organisation sunnite proche du régime de Damas, est soupçonné d'avoir été au courant d'un "projet terroriste et de n'en avoir pas fait part aux autorités".

Son adjoint, cheikh Ahmad al-Gharib, et un journaliste pigiste Moustapha Houri, qui a occasionnellement travaillé pour la chaîne du Hezbollah al-Manar, sont accusés d'avoir "fait partie d'une cellule terroriste qui a posé des explosifs et placé des voitures piégées qui ont explosé devant deux mosquées dans le nord du Liban". Les trois hommes risquent de 3 à 15 ans de prison.

Craignant de nouvelles attaques, les autorités ont interdit de stationnement les abords des mosquées sunnites au Liban ce vendredi.

Il est survenu une semaine après l'attentat qui a fait 27 morts dans un fief du Hezbollah chiite à Beyrouth.

C'est la deuxième fois que la justice libanaise accuse directement le régime syrien d'être impliqué dans une tentative de déstabilisation du pays.

En février, la peine de mort a été requise contre l'ex-ministre libanais pro-syrien Michel Samaha et le chef des renseignements syriens Ali Mamlouk, jugés devant un tribunal militaire pour avoir voulu commettre des attentats contre des personnalités libanaises.

Michel Samaha a été arrêté en août 2012 à son domicile au nord de Beyrouth.

Selon le juge, "il avait l'intention de faire usage des explosifs saisis dans sa voiture, qui lui avaient été remis par le colonel (syrien) Adnane avec l'approbation du général Mamlouk, mais les attentats n'ont pas eu lieu", l'ancien ministre ayant été arrêté avant de pouvoir mettre ses projets à exécution.

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