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Les combats dans l'est du Congo débordent au Rwanda et font au moins un mort

29/08/2013 02:52 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT

KINSHASA, République Démocratique Du Congo - Les combats dans l'est de la République démocratique du Congo ont débordé au Rwanda jeudi quand 10 roquettes sont tombées du côté rwandais de la frontière, tuant au moins une personne, selon les autorités.

Le Rwanda, accusé par l'ONU de soutenir les rebelles du M23 dans l'est du Congo, a blâmé l'armée congolaise pour les tirs et a menacé de répliquer.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a déclaré qu'un projectile tiré par les forces congolaises à 9 h 45 avait tué une femme et grièvement blessé son bébé de deux mois dans un marché de Rubavu, à trois kilomètres de la ville congolaise de Goma.

Mme Mushikiwabo a affirmé qu'il s'agissait d'une provocation ne pouvant être tolérée. Le Rwanda a la capacité de déterminer de quel camp provenaient les tirs et n'hésitera pas à répliquer, a-t-elle dit.

Selon la ministre, un deuxième projectile est tombé vers 11 h 20 à Rubavu, blessant une personne. Huit autres projectiles sont tombés près de Busasamana dix minutes plus tard, a-t-elle indiqué.

Le maire de Rubavu, Hassan Barame, a déclaré que la femme et son bébé avaient tous les deux été tués quand une roquette s'est abattue sur le marché de la ville.

Les rebelles du M23 ont déclaré dans un communiqué que les tirs de roquette sur le territoire rwandais étaient une tentative délibérée des forces congolaises pour entraîner le Rwanda dans le conflit.

Au Congo, des responsables du gouvernement congolais ont confirmé que deux roquettes avaient touché deux quartiers de Goma dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins un mort et huit blessés, dont quatre grièvement.

Ces nouvelles victimes portent à au moins 13 le nombre de civils tués à Goma par les tirs des rebelles depuis une semaine. Les combats opposent le M23 aux forces congolaises, appuyées par la nouvelle brigade d'intervention de l'ONU.

Les affrontements se déroulent à quelques kilomètres de Goma, une capitale provinciale d'un million d'habitants.

Les combats des derniers jours sont les plus intenses dans l'est du Congo depuis un an. Ils surviennent après que le Conseil de sécurité de l'ONU eut autorisé, en mars, la création d'une brigade d'intervention ayant pour mandat de combattre les rebelles positionnés au nord de Goma.

La brigade est principalement composée de soldats tanzaniens et sud-africains. Mercredi, l'ONU a confirmé la mort d'un Tanzanien dans les combats.

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