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La réforme de la loi 101 pourrait mourir au feuilleton

29/08/2013 07:54 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT

Toujours aux prises avec le débat provoqué par le projet de charte des valeurs québécoises du ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, le gouvernement péquiste de Pauline Marois a ouvert la porte à la mise de côté d'un autre grand chantier identitaire.

Lors de la conférence de presse concluant le caucus du Parti québécois à Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, jeudi, la première ministre a indiqué que le projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française, déposé en décembre dernier, pourrait mourir au feuilleton.

Le gouvernement péquiste minoritaire n'arrive pas à s'entendre avec les partis d'opposition. Des pourparlers avec la Coalition avenir Québec (CAQ) sont toujours en cours. « Nous nous sommes accordé une vingtaine d'heures de travail », a indiqué Pauline Marois, en ajoutant que le dossier est entre les mains de sa ministre responsable de la Charte, Diane De Courcy.

Les pourparlers concernent des amendements, entre autres sur les villes et leurs statuts, a précisé la première ministre. « À partir de là, nous nous voulons faire adopter la loi, mais si elle ne l'est pas, on ne peut pas forcer la note et faire battre ce projet de loi. Il restera donc au feuilleton », a déclaré Mme Marois

Le gouvernement Marois avait déposé, le 6 décembre dernier, le projet de loi 14 sur l'avenir du français. Le Parti libéral du Québec l'avait rejeté d'emblée, tandis que la CAQ avait demandé de nombreux amendements.

Le gouvernement veut adapter la Charte de la langue française pour « renforcer le français comme langue commune de la société québécoise ».

L'Office québécois de la langue française (OQLF) a constaté un recul du français ou, du moins, une augmentation du bilinguisme, en particulier à Montréal, depuis quelques années.

La première ministre Marois a clairement indiqué qu'un des chantiers de l'automne serait celui de la charte des valeurs du ministre Drainville. « Nous voulons clarifier le fait que l'État doit rester neutre et que la religion est une question personnelle », a renchéri la première ministre. Le gouvernement veut présenter ses propositions en la matière le 9 septembre prochain, une semaine avant la rentrée parlementaire.

Relisez notre couverture du déroulement du caucus :

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