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Théâtre Espace GO: Anne-Marie Cadieux jasera sexe

29/08/2013 08:34 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT
PC

Le Théâtre Espace GO clôturera sa saison 2013-2014 avec la pièce Molly Bloom, une adaptation du roman Ulysse, de l’écrivain irlandais James Joyce. Anne-Marie Cadieux y livrera un monologue assumé, jugé obscène au moment de sa parution, il y a près d’un siècle.

Invitée à l’émission Pénélope McQuade, mardi soir, Anne-Marie a parlé de ce texte fort, complètement libre, qu’elle décrit comme une « ode à la sexualité féminine ». Son personnage confiera le flot de pensées qui l’anime après avoir fait l’amour, et discourra sur ses plaisirs solitaires, ses désirs et ses fantasmes, autant que sur son enfance, sa carrière, sa famille, son corps et sa beauté. Considérant qu’Ulysse a été écrit en 1922, James Joyce défiait alors les conventions en plaçant des paroles aussi crues dans la bouche d’une femme.

Molly Bloom sera présentée à l’Espace GO du 6 au 31 mai 2014. La traduction est signée Jean-Marc Dalpé, et la mise en scène, Brigitte Haentjens. Anne-Marie Cadieux a collaboré avec cette dernière à 13 autres reprises dans le passé.

Discrète

Très audacieuse et ouverte sur scène et devant la caméra, Anne-Marie Cadieux n’a jamais eu peur de se mettre à nu, au propre comme au figuré, physiquement et émotivement, pour les besoins d’une œuvre et d’un rôle. Toutefois, en dehors de son travail, l’actrice prend un soin jaloux de son intimité. On n’en sait que très peu sur Félix Bélanger, son conjoint des dernières années, qui l’accompagne régulièrement sur les tapis rouges de divers événements.

« Pour moi, le privé est privé, point. Sur scène, c’est une autre affaire. C’est un lieu de représentation, un lieu de liberté, ça me permet de sublimer une partie de ma vie. […] Ce qui est public, c’est l’actrice, la partition. Pour le reste, j’aime garder une part de mystère », avait-elle expliqué à la journaliste Nathalie Petrowski, de La Presse, en 2009.

Doctorat honorifique

Avec Pénélope McQuade, Anne-Marie Cadieux a aussi discuté de ses premiers contacts avec le septième art, elle qui, adolescente, a travaillé au cinéma qui appartenait à son père. « J’ai vendu du pop-corn et déchiré des billets », a-t-elle raconté, amusée. Elle s’est remémoré le coup de cœur qu’elle avait éprouvé, à 13 ans, pour Le dernier tango à Paris et ses têtes d’affiche, Marlon Brando et Maria Schneider.

On a aussi appris que la comédienne de Yamaska, qui célébrera ses 50 ans en septembre, a reçu, il y a quelques mois, un doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa, d’où elle a gradué en 1984. On a ainsi souligné l’ensemble de sa carrière, et plus particulièrement ses accomplissements sur les planches.

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