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Christian Duguay se réjouit de présenter «Jappeloup» en compétition au FFM

29/08/2013 12:08 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le réalisateur québécois Christian Duguay présente «Jappeloup», ce jeudi, en compétition au Festival des films du monde (FFM), un premier long métrage en langue française pour le cinquantenaire montréalais d'abord reconnu pour ses films d'action hollywoodiens.

Ayant d'abord connu un bon succès en salles en France, le film sur le cavalier olympique français Pierre Durand et son cheval Jappeloup s'offre une projection au festival à titre de première nord-américaine, avant une sortie le 6 septembre.

Christian Duguay, qui a partagé ces dernières années son temps entre Prague et Montréal, relate en entrevue son propre parcours de compétition équestre, plus jeune, avec son père, ainsi que le souffle épique qui a caractérisé son travail — plus récemment dans les miniséries «Coco Chanel» ou «Hitler, The Rise of Evil» — , et qui le rendait apte à plonger dans ce projet.

Il aura cherché à présenter le plus possible le parcours sportif «dans toute son authenticité», ayant notamment fait appel à Hybride, une division d'Ubisoft, pour recréer le plus fidèlement les Jeux olympiques de Los Angeles et de Séoul dans les années 1980.

«Je me suis entouré d'une équipe de Québécois pour recréer, par exemple, les Jeux olympiques. Pour balayer des foules de 80 000 personnes, sans 'green screen' et avec une caméra qui bouge constamment, ça prenait une technique extrêmement difficile. Nous voulions faire vivre le souffle des foules, qui rend les compétitions oppressantes, intrigantes», a relaté le réalisateur.

Le fait que le Français Guillaume Canet — scénariste et acteur principal de «Jappeloup» — ait également un passé de compétition équestre a aussi contribué au réalisme voulu. «Cela permettait de faire des grands plans puis d'arriver très près de lui», mentionne-t-il.

Pour ce qui est du récit, Christian Duguay parle de la descente d'un personnage qui se laisse un peu obnubilé par les échecs à très haut niveau, et qui oublie qu'il y a des gens autour qui l'épaulent et qui sont là pour lui.

«Jappeloup», coproduction France-Canada, est inspiré de la vie réelle du Français Pierre Durand, qui abandonna au début des années 1980 une carrière d’avocat prometteuse pour se consacrer corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle.

Soutenu par son père — un rôle incarné par le grand acteur français Daniel Auteuil — le jeune homme mise tout sur un jeune cheval semblant trop petit, trop imprévisible, du nom de Jappeloup.

Le duo progresse et s’impose, mais les Jeux olympiques de Los Angeles sont un terrible échec. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va gagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux grands honneurs aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.

«Jappeloup» revêt un caractère particulier à plusieurs égards pour Christian Duguay. «Venir présenter ici mon premier film dans ma langue, la langue française, c'est très jouissif», relate-t-il.

«Ça me plaisait qu'on me demande en France de faire un film qui a un peu le côté terroir français. J'ai été très influencé par la littérature française, et par les films français», ajoute le réalisateur, d'abord reconnu pour des films d'action ou de genre comme «The Art of War» (2000) avec Wesley Snipes ou «Screamers» (1995).

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