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Un soldat de l'ONU tué dans les combats avec les rebelles dans l'est du Congo

28/08/2013 10:42 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

KINSHASA, République Démocratique Du Congo - La brigade d'intervention de l'ONU et l'armée congolaise ont attaqué les rebelles du M23 mercredi dans l'est de la République démocratique du Congo, avec des hélicoptères de combat, des véhicules blindés de transport de troupes et de nombreux soldats au sol.

Un soldat des Nations unies, originaire de la Tanzanie, a été tué durant l'assaut, qui impliquait aussi des tirs d'artillerie lourde.

Sept soldats onusiens ont également été blessés, a indiqué le porte-parole de l'ONU à New York, Farhan Haq, sans donner plus de détails.

Selon le gouvernement congolais et le porte-parole de l'ONU, les combats se sont déroulés à seulement 15 kilomètres de Goma, une capitale provinciale d'un million d'habitants qui avait été brièvement prise par les rebelles du M23 à la fin de l'année dernière.

L'implication des forces onusiennes dans les combats contraste avec la situation qui prévalait en novembre, quand les casques bleus de la mission de maintien de la paix de l'ONU (MONUSCO) n'avaient pas réagi à l'arrivée des rebelles dans Goma, parce que leur mandat se limitait à protéger les civils.

La nouvelle brigade d'intervention de l'ONU, créée en mars par le Conseil de sécurité, est autorisée à mener des offensives contre les rebelles.

«Cela change déjà l'équation. Pour l'instant, je n'oserais pas dire que cela a permis de renverser la situation. Mais c'est sans précédent non seulement pour le Congo, mais pour le maintien de la paix comme tel, et pour les Nations unies dans leur ensemble», a déclaré Tino Mueller, un chercheur d'Enough Project, une organisation militante très active dans l'est du Congo.

Même si les forces onusiennes ont pilonné les rebelles, les responsables de l'ONU continuent d'envoyer des messages contradictoires sur l'ampleur de leur implication, répétant qu'elles «soutiennent» ou «appuient» l'armée congolaise plutôt que de mener l'offensive elles-mêmes.

«Les principaux engagements sont faits par les forces congolaises», a déclaré Siphiwe Dlamini, un porte-parole de l'armée sud-africaine, qui a fourni des troupes à la brigade d'intervention.

Le lieutenant-colonel Felix Basse, porte-parole de la MONUSCO, a également souligné que les forces de l'ONU se battaient aux côtés de l'armée congolaise.

Le président du M23, Bertrand Bisimwa, a toutefois déclaré par téléphone que la brigade de l'ONU était en première ligne lors des combats de mercredi.

«Ce sont les soldats de l'ONU qui tiraient directement sur nous, à partir de leurs hélicoptères. Ce sont les troupes tanzaniennes et sud-africaines qui sont en première ligne. Ce sont les premiers que nous avons vus», a-t-il dit.

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