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Rentrée scolaire : le défi de la francisation des nouveaux arrivants

28/08/2013 05:34 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

Année après année, la francisation des nouveaux arrivants est l'une des missions de nombreuses écoles montréalaises. À elle seule, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) compte 150 classes d'accueil réparties dans 62 écoles primaires et 12 écoles secondaires.

La CSMB est en fait la commission scolaire où se concentre le plus grand nombre d'élèves provenant d'autres pays. On y parle 150 langues, et 500 nouvelles inscriptions ont eu lieu au cours des dernières semaines.

Si les élèves de la CSMB sont, pour leur grande majorité, originaires du Québec, il reste que pas moins de 160 pays sont représentés sur ses bancs d'école, au primaire et au secondaire.

Deuxième réseau scolaire francophone en importance au Québec, la CSMB recouvre tout l'ouest de l'île de Montréal et une partie de son centre, soit de Saint-Anne-de Bellevue à Outremont, en passant par Pointe-Claire et Ville Saint-Laurent.

À l'école Saint-Louis, à Pointe-Claire, comme dans toutes les cours d'école, c'est la fébrilité et les inquiétudes de la rentrée scolaire. Mais pour les nouveaux arrivants, le retour en classe signifie beaucoup plus.

« Ils ont de grands yeux, ils veulent apprendre tout, ils ne comprennent pas tout ce qu'on leur dit. Mais par contre, quel courage! Chaque fois, ca m'émeut », confie la directrice de l'école Saint-Louis, Louise Soucy.

L'école St-Louis compte quatre classes d'accueil, dont celle de l'enseignante Yadvigha Kontantinova, qui enseigne aux élèves de 4e à 6e année.

En plus du français, il faudra aussi couvrir les autres matières pour que ces élèves se retrouvent éventuellement dans une classe régulière - le séjour maximal en classe d'accueil étant de 20 mois au primaire et de 30 mois au secondaire.

Et c'est sans compter les enfants qui ont à vivre non seulement avec l'immigration et l'intégration, mais aussi avec les conflits.

Outre les nouveaux arrivants originaires de d'autres pays, des centaines d'élèves inscrits au réseau scolaire québécois proviennent des autres provinces canadiennes. Ils sont toutefois beaucoup moins nombreux.

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