POLITIQUE

Martin Luther King a improvisé le segment «I Have a Dream»

28/08/2013 10:10 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this Aug. 28, 1963 file photo, Dorothy Height, right, National President of the National Council of Negro Women and Director of the center for Racial Justice of the national YWCA, listens as the Rev. Dr. Martin Luther King Jr., gestures during his "I Have a Dream" speech as he addresses thousands of civil rights supporters gathered in front of the Lincoln Memorial for the March on Washington for Jobs and Freedom in Washington, D.C. Height, who as longtime president of the National Council of Negro Women was the leading female voice of the 1960s civil rights movement, died Tuesday, April 20, 2010. She was 98. (AP Photo, File)

Il y a 50 ans ce mercredi, les mots «I Have a Dream» résonnaient avec puissance sur les marches du Lincoln Memorial à Washington. Depuis, le célèbre discours de Martin Luther King sur la ségrégation raciale aux États-Unis est passé à l'histoire aux côtés des allocutions historiques de John F. Kennedy, Charles de Gaulle et Winston Churchill.

Barack Obama, le premier président américain noir, lui rendra hommage mercredi après-midi en prononçant un discours à l'endroit même où le pasteur King s'est adressé à près de 250 000 personnes venues réclamer l'égalité pour les Afro-américains.

Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal (ci-dessous, en anglais), son conseiller et auteur de discours, Clarence B. Jones, rappelle que le passage ne se trouvait pas dans le discours qu'il a rédigé pour Martin Luther King.

C'est à l'initiative de la chanteuse de gospel Mahalia Jackson que le pasteur afro-américain a dévié du texte. Présente sur scène, celle-ci lui a lancé: «Parle-leur de ton rêve».

Martin Luther King s'est alors retourné vers elle, a repoussé ses notes, puis s'est lancé dans ce qui deviendra la plus célèbre envolée lyrique de l'histoire:

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain.

Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : « Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ».

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, un État où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots « opposition » et « annulation » des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Pour lire l'ensemble du discours de Martin Luther King, cliquez ici.

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