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L'opposition syrienne ne compte qu'une minorité de djihadistes, soutient Sabra

28/08/2013 08:58 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le leader de la Coalition nationale syrienne (CNS), George Sabra, a reconnu mercredi que l'organisation comptait des djihadistes dans ses rangs, mais a assuré qu'il s'agissait d'une minorité.

M. Sabra a répondu aux questions des journalistes sur ce sujet délicat après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères, John Baird, à Montréal.

Selon le chef de la CNS, les djihadistes sont entrés en Syrie à la faveur des violents affrontements de la guerre civile et de l'inaction de la communauté internationale par rapport au conflit, qui s'est amorcé il y a plus de deux ans.

Il a toutefois affirmé que les djihadistes n'étaient que quelque milliers sur les 180 000 combattants que compte l'Armée syrienne libre, l'un des principaux groupes rebelles à lutter contre le régime du président Bachar el-Assad.

George Sabra a assuré que les extrémistes seraient tenus à l'écart du pouvoir une fois que la communauté internationale aurait contribué à mettre un terme à la crise.

Durant son séjour à Montréal, M. Sabra a exprimé son souhait de voir les puissances étrangères donner davantage d'armes à son pays.

Après s'être entretenu avec M. Baird, il a révélé avoir demandé au ministre que le gouvernement canadien continue à appuyer la CNS et augmente l'aide humanitaire qu'il fournit à la Syrie, mais a dit ne pas avoir réclamé une intervention militaire directe de la part du Canada.

La guerre civile syrienne semble avoir atteint son point culminant plus de deux ans après que des détracteurs du président Assad furent descendus dans les rues pour exiger des changements, des manifestations violemment réprimées par les forces du régime.

Le soulèvement inspiré du Printemps arabe s'est transformé en rébellion armée et a donné naissance à un conflit qui a coûté la vie à plus de 100 000 personnes.

Les pays occidentaux se préparent maintenant à intervenir en Syrie pour la première fois depuis le début de la crise dans la foulée d'une attaque sanglante contre des civils qui, selon les États-Unis, a fourni des preuves «indéniables» que des armes chimiques avaient été utilisées à grande échelle en sol syrien.

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